Au club des familles ayant seulement deux filles

Depuis 2011, dans la province de Soc Trang, dans le delta du Mékong, les familles ayant deux filles sont de plus en plus nombreuses à décider de ne pas faire de 3 e enfant pour avoir un garçon.

Depuis 2011, dans la provincede Soc Trang, dans le delta du Mékong, les familles ayant deux fillessont de plus en plus nombreuses à décider de ne pas faire de 3 e enfantpour avoir un garçon.

Dans la commune de ThanhTân, district de Thanh Tri, province de Soc Trang, le couple Duong ThiHang et Nguyên Van Diên habite une maison bien rangée somme touteconfortable pour une vie à la campagne.

Sur le mur,plusieurs satisfecit sont affichés, et dans le placard, on peut voirles photos de deux jeunes filles de toute beauté. Quand le couple s’estaperçu que nous avions les yeux fixés dessus, la femme a indiqué ensouriant : « Ce sont mes deux filles, l’aînée est étudiante en 3 eannée à l’université, et la 2 e est en seconde. Sur le mur, ce sontleurs diplômes».

« Nos voisins nous demandentsouvent pourquoi on n’essaie pas d’avoir un garçon, dans la mesure où onaurait les moyens de l’assumer. Mais deux enfants, c’est assez pournous, même si ce sont des filles. Quand on n’a pas beaucoup d’enfants,on a plus de temps pour s’occuper d’eux et mieux les élever. En plus,mon mari et moi avons adhéré au club des familles ayant seulement deuxfilles, nous devons donc servir d’exemple aux autres jeunes couples »,a-t-elle confié.

Duong Thi Hang est l’un desmembres les plus actifs du club des familles ayant seulement desfilles et dont les parents ont décidé de ne pas avoir de 3 e enfant, àThanh Tân. Elle essaie d’ailleurs, à travers le club, de sensibiliserles femmes du voisinage à cette manière de penser.
« Depuisque je fais partie du club, j’ai beaucoup appris. J’ai compris tous lesavantages qu’il y avait à en rester là : pour le portefeuille de lafamille, l’équilibre du couple en cas de désaccord, et celui des enfants», a renchéri son mari Nguyên Van Diên

Actuellement, le même genre d’association s’est ouvert dans huitdistricts de la province de Soc Trang. Leur création fait partie duprojet d’intervention pour réduire le déséquilibre des sexes à lanaissance à Soc Trang, pour la période 2011-2015.

Un club d’intérêt public

Lesmembres de l’association se réunissent entre une et trois fois partrimestre et sont de plus en plus nombreux. Ils échangent ensemble surtoutes ces questions, sur la démographie et ses enjeux, mais aussi surla consultation médicale avant le mariage (qui dépiste notammentd’éventuelles maladies sexuellement transmissibles), et le tri-testprénatal et néonatal (dépistage de la trisomie 21), sur les options àenvisager, ou les politiques du Parti et de l’État.

Selon Nguyên Nhu Suong, présidente du club de Châu Thành, « les femmessont mieux informées sur la santé en général, sur le soin et laprévention des maladies gynécologiques et sur les méthodescontraceptives modernes» . Le nombre de membres ne fait que grandir.

Ainsi, grâce à une sensibilisation efficace, les membres duclub ont compris l’utilité de ne pas faire de troisième enfant. Aucund’entre eux n’en a. Par ailleurs, les membres du club cotisent chaqueannée pour une enveloppe commune qui permet d’octroyer des prêts à ceuxqui ont des projets pour la famille.
Selon Triêu Ngoc Mai,l’une des membres du club Phô Duoi B, « nous aussi sommes convaincus.Nous n’avons que deux filles et avons ainsi plus de temps et plusd’argent pour leur éducation ».

Pour l’un des responsables de l’Officeprovincial de la démographie et du planning familial, « ce genre de clubcontribue, via des personnalités respectées dans les villages, àsensibiliser notamment les couples en âge de procréer, et les agents desanté des services gynécologiques, pour limiter au maximum les actes quivont à l’encontre de la loi naturelle de la naissance ». Un outilqui permet, à son échelle, de réduire ce déséquilibre galopant en faveurdes garçons.

Déséquilibre des sexes

Selon lesstatistiques, s’il y avait 107 garçons pour 100 filles à la naissance en1999, ces chiffres ont atteint 109 pour 100 en 2006 et 112 pour 100 en2012, avec des conséquences sociales imprévisibles, notamment sur lanatalité. Ceci est imputable à un choix délibéré des parents d’avoir ungarçon, avec la complicité des services sanitaires.

Dans uneétude intitulée «Situation du déséquilibre des sexes dans la province deNam Dinh», Trân Trung Kiên, chef adjoint du Service provincial de lasanté, a souligné que 43,4% des habitants locaux voulaient à tout prixun garçon. Sous la pression de son mari et de sa famille, la femme faittout son possible pour donner la naissance à un garçon afin de continuerla lignée, quitte à avorter si le sexe du fœtus n’est pas celui désiré.- VNA

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