Selon ledirecteur du Centre de conservation des vestiges de l'ancienne citéimpériale de Huê, Phan Thanh Hai, les ensembles de "Bac chung" (grandescloches en bronze) et de "Dac khanh" (grands gongs en pierre) ont étéredonnés au Vietnam à l'occasion du Festival de Huê qui vient d'avoirlieu du 7 au 15 avril.
Ces instruments étaient joués parl'orchestre de la Cour impériale de Huê lors des cérémonies importantesde la dynastie des Nguyên. Leurs techniques de fabrication ainsi queleurs méthodes d'utilisation ont disparu au début du 20e siècle.
Le Centre de conservation des vestiges de l'ancienne cité impériale deHuê a coopéré avec le Centre national pour les arts du spectacletraditionnels coréens pour étudier des documents sur le "Nha nhac".Outre "Bac chung" et "Dac khanh", les deux parties sont parvenues àrestaurer les "Bien chung" (ensemble de 12 petites cloches en bronze) et"Bien khanh" (ensemble de 12 petits gongs en pierre).
Selon Phan Thanh Hai, cela permettra de rétablir l'ancien orchestre dela Cour pour une meilleure préservation du "Nha nhac", un patrimoineculturel immatériel de l'humanité. -AVI
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.