À chacun son Têt à Hô Chi Minh-Ville

Le sentiment commun à tous ceux qui, à cause de leur travail ou de leurs conditions de vie, ont quitté leur pays natal et ne pourront pas rejoindre leur famille pour le Têt, est la nostalgie.
Hô Chi Minh-Ville, 22 janvier (VNA) - Le sentiment commun à tous ceux qui, à cause de leur travail ou de leurs conditions de vie, ont quitté leur ville ou leur village natal et ne pourront pas rejoindre leur famille pour le Têt du Coq, est la nostalgie.
À chacun son Têt à Hô Chi Minh-Ville ảnh 1Pham Van Chinh (1er plan au centre) et ses élèves. Photo : CTV/CVN
L’atmosphère festive gagne Hô Chi Minh-Ville, les habitants originaires de localités lointaines, quoi qu’ils fassent, où qu’ils vivent, ne cachent pas leur nostalgie. L’image du Têt reste, pour eux, au fond de leur cœur et leur donne beaucoup d’émotions.

Bien que la mégapole du Sud leur apporte tout ce qu’ils désirent (refuge, terre promise, subsistance…), ils ne pensent qu’à un possible retour aux sources. Ainsi, pour ceux qui restent dans la mégalopole du Sud, c’est chacun son Têt, sans oublier les pratiques culturelles et les traditions liées aux ancêtres.

Travail et études avant tout

Pham Van Chinh, 27 ans, né au Khanh Hoà (Centre méridional), est dans ce cas. Il est en mastère d’administration et de gestion d’affaires à l’antenne de Hô Chi Minh-Ville de l’École polytechnique de Hanoï. Il est le cinquième de la fratrie et le seul à étudier et à travailler dans la mégapole du Sud.

«Je me suis installé à Hô Chi Minh-Ville en 2009 et, en sept ans, je ne suis pas encore rentré chez moi pour le Têt. Mes colocataires, eux, rentrent tous les ans», indique Chinh.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il ne rejoindra pas sa famille, il s’attriste en expliquant qu’elle est très modeste, et que depuis tout jeune, il doit se débrouiller. «Je suis tellement triste de ne pas pouvoir rentrer chez moi pour le Têt», ajoute Chinh. Mais sa décision de rester en ville est essentielle : cela lui permet de faire des économies pour réaliser ses ambitions en termes d’études comme de carrière socioprofessionnelle.

À chacun son Têt à Hô Chi Minh-Ville ảnh 2Nguyên Thi Châu dans son restaurant dans le 9e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville. Photo : CVN

Pendant les jours du Têt, outre son emploi d’enseignant dans un collège professionnel de la province de Binh Duong (Sud), il travaille pour une autre entreprise en qualité de livreur de nouilles, dans l’arrondissement de Thu Duc de Hô Chi Minh-Ville. Selon lui, travailler et étudier en même temps renforce sa persévérance.

Pour l’Année du Coq qui arrive, il est enthousiaste. En l’absence de sa famille, il se concentre sur son travail et ses études pour oublier son sentiment de privation de l’ambiance d’accueil du Têt en famille. «Si j’avais le choix, il est certain que je ferais tout de suite mes valises et rentrerais chez moi pour fêter le Têt en famille», conclut-il.
Ce n’est pas le cas de Van Danh Nam, 22 ans, de Thanh Hoa (Centre). Sa vie est une histoire malheureuse. Ses parents se sont séparés lorsqu’il avait trois ans, et il a vécu avec ses grands-parents. Puis, il y a environ deux ans, il a quitté sa campagne pour s’installer à Hô Chi Minh-Ville, après son baccalauréat. Il a trouvé un emploi dans un hôtel-restaurant au centre-ville et est désormais autonome. Sa vie a changé. Il préfère rester là et progresser.

Têt entre amis à Hô Chi Minh-Ville

Interrogé sur sa nostalgie à l’occasion du Têt, il avoue que rien de spécial ne le retient dans sa campagne, excepté sa grand-mère, la seule qui prenait soin de lui lorsqu’il était enfant. Il constate que le Têt, pour lui, est un moment significatif, une réunion familiale pour tous les Vietnamiens. Il y aspire mais, en ville, il a aussi fait de nouvelles connaissances, notamment ses collègues. Ils vont donc fêter ensemble le Têt autour d’une bonne table. «Auparavant, je jouais aux jeux d’argent, je fumais beaucoup, je vivais comme un vagabond sans domicile fixe, mais j’ai abandonné tous ces vices, je veux être utile et je le serai forcément», a partagé Nam.
À chacun son Têt à Hô Chi Minh-Ville ảnh 3Van Danh Nam, un esprit de persévérance et plein d’enthousiasme. Photo : CTV/CVN

«Le Têt à Hô Chi Minh-Ville est triste, les rues sont désertes. Mais, avec mes collègues, nous nous réunirons. Seule ma grand-mère me manque énormément», déclare le jeune homme, en ajoutant que la vie dans la mégapole est plus agréable. Depuis plus de vingt ans, Nguyên Thi Châu, 47 ans, serveuse dans un petit restaurant, et sa sœur, Nguyên Thi Hoa, 43 ans, couturière, toutes deux domiciliées à Dak Lak (hauts plateaux du Centre), ne rejoignent pas non plus leur famille pour le Têt.

«Mes proches habitent à Dak Lak, et je suis triste de ne pas leur rendre visite pour le Têt, mais je vis ici depuis longtemps et je m’y suis habituée», confie Mme Châu. Cette mère d’une fille de vingt ans trouve que l’ambiance du Têt à Hô Chi Minh-Ville n’a rien de spécial, voire qu’elle est plus monotone qu’à la campagne. Là, les retrouvailles entre les membres des familles sont sacrées.

Mme Hoa partage le même sentiment que sa grande sœur. Dans cette ville, le travail l’occupe tout le temps. Mais pendant les jours du Têt, cette mère de deux enfants prépare de bons plats pour sa famille, afin de passer cette fête de manière chaleureuse, et ainsi oublié la nostalgie et les souvenirs de celles passées dans son village natal. – CVN/VNA             

Voir plus

Cérémonie de lancement du programme « Chuyến tàu Hạnh phúc » (Le Train du Bonheur). Photo: VNA

Le "Train du Bonheur" contribue à promouvoir l'image et le tourisme du Vietnam

Lê Quôc Minh, membre du Comité central du Parti, rédacteur en chef du journal Nhan Dan, chef adjoint de la Commission centrale de la sensibilisation, de l'éducation et de la mobilisation des masses du Parti et président de l'Association des journalistes vietnamiens, a souligné la dimension symbolique du programme « Chuyến tàu Hạnh phúc » (Le Train du Bonheur).

Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet

Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet

Depuis plus d’une semaine, les villages côtiers du district de Dien Chau, dans la province de Nghe An, respirent au rythme des fours artisanaux qui tournent à plein régime. Des centaines de foyers s’activent jour et nuit : le poisson est grillé au charbon de bois, embaumant l’air salé d’un parfum fumé et familier.
Ce métier ancestral ne se contente pas d’assurer un revenu stable à des centaines de familles ; il offre aussi un emploi durable à des milliers d’habitants. Il contribue surtout à la richesse et à l’identité singulière de ces communes littorales, où l’exploitation halieutique reste le cœur battant de l’économie locale.

Le président de l’AN Tran Thanh Man offre des cadeaux aux ménages défavorisés et aux travailleurs à Cân Tho. Photo : VNA

Le président de l’AN offre des cadeaux aux ménages défavorisés et aux travailleurs à Cân Tho

À l’occasion du 96ᵉ anniversaire de la fondation du Parti communiste du Vietnam et en préparation du Têt lunaire du Cheval de Feu 2026, le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, a offert des cadeaux aux familles bénéficiaires de politiques sociales, aux forces armées, aux ménages pauvres et quasi pauvres ainsi qu’aux travailleurs de la ville de Cân Tho, le matin du 1er février.

Le secrétaire général du Parti To Lam et des élèves de Dien Bien. Photo : VNA

L’inauguration de l’École en internat inter-degrés primaire-collège de Si Pa Phin, à Dien Bien

À Dien Bien, le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, To Lam, a assisté à l’inauguration de la première école en internat inter-degrés du Programme de construction de 248 écoles en internat inter-degrés dans 248 communes frontalières terrestres, affirmant le rôle stratégique de l’éducation dans le développement durable et la protection de la souveraineté nationale.

Le plus haut législateur adresse ses vœux de santé et de prospérité à la population locale. Photo : VNA

Le président de l’AN offre des cadeaux à des ménages démunis à Dong Thap

Le président de l’Assemblée nationale (AN), Tran Thanh Man, s’est rendu le matin du 31 janvier dans la commune de Ba Sao, province de Dong Thap, afin de rendre visite et d’offrir des cadeaux aux familles bénéficiaires de politiques sociales, aux personnes en difficulté ainsi qu’aux forces armées locales.

À la découverte du village de Huoi Man : une enclave culturelle Hmong à Nghe An

À la découverte du village de Huoi Man : une enclave culturelle Hmong à Nghe An

Huoi Man est l’un des 21 villages de la commune frontalière de Nhon Mai, dans la province de Nghe An. Fondé il y a plus de 70 ans, ce hameau abrite aujourd’hui plus de 30 foyers, tous issus de l’ethnie Hmong. En visitant Huoi Man, les voyageurs découvrent un espace culturel singulier, imprégné des traditions, des modes de vie et de l’identité propres à cette communauté montagnarde.

Vue de l'atelier « Coordination pour promouvoir des modèles d'éducation inclusive pour les élèves handicapés au Vietnam ». Photo: vjst.vn

Les élèves handicapés au cœur de la promotion de l’éducation inclusive

La représentante résidente adjointe du PNUD au Vietnam, Federica Dispenza, a souligné que la conclusion n°444 adopte le modèle social du handicap, appelant à l’élimination des obstacles et à l’intégration des exigences d’accessibilité dès la phase de conception, tout en ouvrant des perspectives pour la généralisation de modèles d’éducation inclusive durables.

Néang Chanh Da Ty, la cheffe de la coopérative. Photo: VOV

À An Cu, les tisseuses de brocatelles khmères perpétuent la tradition

Les motifs des tissus khmers reflètent étroitement la culture, les croyances et la vie quotidienne de la communauté. À An Cu, cette tradition transmise de génération en génération se perpétue encore aujourd’hui, donnant naissance à des tissus raffinés, teints à partir de matières naturelles et porteurs de l’identité culturelle des Khmers.

L’ambassadrice du Vietnam au Mozambique, Trân Thi Thu Thin, et la ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique, Samaria Tovela. Photo : Ambassade du Vietnam au Mozambique

Le Vietnam et le Mozambique signent un accord sur l’enseignement supérieur

Cet accord concrétise la coopération en matière d’éducation définie dans l’accord Vietnam-Mozambique de 2007 sur l’éducation et la culture, tout en répondant à la demande croissante d’une collaboration plus approfondie et plus substantielle. Il devrait contribuer à renforcer l’amitié traditionnelle et la coopération multiforme entre les deux pays.

L'équipe de robotique du collège de Câu Giây, à Hanoi, participe à l'événement. Photo : Bnews

Innovation STEM Petrovietnam contribue à développer les connaissances à l’ère technologique

Ce programme a permis de relier trois établissements à Hanoï, le lycée Nguyên Huê à Lào Cai et le lycée Châu Thành à Hô Chi Minh-Ville. Il a réuni des enseignants, des élèves, des représentants d’entreprises, des ingénieurs du secteur de l’énergie et des acteurs clés du soutien aux établissements scolaires pour la mise en œuvre concrète de l’enseignement des STEM.

Séminaire « Un Têt en sécurité – sans crainte du Deepfake » à Hanoï. Photo: VNA

Unir les efforts pour repousser les escroqueries en ligne

En 2025, le taux de victimes de fraudes en ligne est tombé à 0,18 %, soit environ 1 personne sur 555, contre 0,45 % en 2024. Cette baisse reflète les efforts conjoints des autorités, des entreprises technologiques et de la presse.