Des navires chinois opèrent illégalement dans la zone du rocher de Vanh Khan de l'archipel de Truong Sa (Spratly) du Vietnam. Photo : Reuters
 

Un débat sur la sécurité et les dernières évolutions de la situation en Mer Orientale a eu lieu le 20 octobre à Washington D.C., réunissant plusieurs spécialistes américains.

Cet événement a été organisé par l’Institut de politique extérieure (Foreign Policy Institute), l’Alliance maritime (The Maritime Alliance) et l’Université Johns Hopkins. La conseillère supérieure au bureau du sous-secrétaire d’Etat pour la Croissance économique, l’Energie et l’Environnement, Sally Yozell, des représentants d’organisations de protection de l’environnement et d’ambassades ainsi que des journalistes, y étaient présents.

L’ancien correspondant de Washington Times James Borton a affirmé que l’environnement marin et la sécurité en Mer Orientale étaient menacés par de récentes activités. Selon lui, la construction par la Chine d’îles artificielles en Mer Orientale aggrave les tensions diplomatiques avec des pays voisins en Asie du Sud-Est. Les grandes opérations de construction et de remblaiement en Mer Orientale menacent les ressources naturelles, la biodiversité marine, et causent des risques à long terme pour les récifs coralliens. Bien que Pékin affirme que ses activités ne nuisent pas à la sécurité ni à l’écosystème marin, les preuves historiques montrent une autre vérité. La Chine renforce par ailleurs sa pêche en Mer Orientale.

Le professeur John McManus de l’Université de Miami a indiqué que les opérations de remblaiement et de pêche portaient gravement atteinte à 80 km2 de récif corallien de l’archipel de Truong Sa (Spratly).

De son côté, le directeur pour la Chine et le Pacifique du Centre des Intérêts nationaux (Center for National Interest), Wallace Gregson Jr., a estimé que les revendications de souveraineté et les activités changeant le statu quo en Mer Orientale aggravent les tensions diplomatiques, entraînent l’instabilité et causent des risques de conflit dans la région.

Les spécialistes ont appelé les parties concernées à mettre fin immédiatement aux activités changeant le statu quo, à intensifier l’éducation sur l’importance de l’environnement de la Mer Orientale et à partager des données sur la pêche afin de trouver des solutions aux problèmes. -VNA