Le président du CNRP, Kem Sokha. Photo : AP

 

Phnom Penh (VNA) – Kem Sokha, président du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) – principal parti d’opposition cambodgien, a été mis en examen le 5 septembre pour « conspiration avec l’étranger » en vertu de l’article 443 du Code pénal du Royaume.

Selon un communiqué du parquet auprès du tribunal de première instance de Phnom Penh, des déclarations officielles de Kem Sokha dans un vidéo-clip diffusé récemment, ainsi que des preuves recueillies par les organes compétents, montrent une conspiration avec l’étranger de Kem Sokha, son espionnage et sa trahison. Le communiqué affirme que l’arrestation et la mise en examen du chef de l’opposition sont conformes à la Loi sur la procédure pénale, à la Constitution et à la Loi sur les députés du Cambodge.

Selon le porte-parole du parquet auprès du tribunal de première instance de Phnom Penh, Ly Sophana, Kem Sokha risque 30 ans de prison s’il est reconnu coupable. Le dossier de l’affaire a été soumis au tribunal de première instance de Phnom Penh pour les procédures nécessaires.

Le 3 septembre, Kem Sokha a été arrêté. Les preuves recueillies, dont un vidéo-clip diffusé par CBN (Cambodian Broadcasting Network, basé en Australie), montrent sa conspiration avec l’étranger afin de renverser le gouvernement légal au Cambodge.

De nombreuses agences publiques et les forces armées du Cambodge ont publié des communiqués pour dénoncer la trahison de Kem Sokha, affirmer leur soutien au gouvernement et demander une sanction sévère dans cette affaire. Les Etats-Unis et l’Union européenne, eux, ont exprimé leur préoccupation. -VNA