Hanoi (VNA) - Le Vietnam a obtenu des résultats impressionnants dans le développement humain, a-t-on appris vendredi à Hanoi lors d’une cérémonie organisée par l’Académie des sciences sociales du Vietnam et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La croissance inclusive est la clé des progrès globaux sur le développement humain, cela est souligné lors de la publication du Rapport sur le développement humain du Vietnam et le Rapport mondial sur le développement humain du PNUD en 2015.

Après trois décennies de rénovation et de développement,  le pays a réalisé des progrès humains impressionnants qui étaient pourtant inégaux d’une période à l’autre. Durant les premières années, l’indice de développement humain a diminué, puis augmenté plus rapidement depuis la fin des années 90. Le Vietnam est le pays avec les meilleurs résultats en la matière durant la période 1990-2000, mais cette position a reculé au cours des périodes suivantes.

Il est à noter que les réalisations en termes de développement humain sont dépassées par les performances économiques, l’augmentation des disparités est inférieure à certains pays dans la région mais le pays a affiché des résultats honorables concernant la parité des sexes. Le Vietnam a besoin de réformer largement ses politiques et institutions pour atteindre une croissance inclusive dans ce nouveau contexte de développement.

L’indice de développement humain (IDH) est un indice composite axé sur trois dimensions
fondamentales du développement humain : la capacité à vivre longtemps et en bonne santé, mesurée par
l’espérance de vie à la naissance ; la capacité à acquérir des connaissances, mesurée par la durée moyenne de
scolarisation et la durée attendue de scolarisation; et la capacité à atteindre un niveau de vie décent,
mesurée par le revenu national brut par habitant. Photo: VOV

En 1990, le premier Rapport mondial sur le développement humain partait d’une notion simple : le développement est le processus qui élargit l’éventail des possibilités offertes aux individus, en s’intéressant plus généralement à la richesse des vies humaines au lieu de se limiter à la richesse des pays. Le travail, pierre angulaire de ces deux richesses, est cependant souvent conceptualisé en termes économiques plutôt qu’en termes de développement humain.

Le Rapport global sur le développement humain 2015 intitulé «Le travail au service du développement humain» transcende cette convention en établissant un lien direct entre le travail et la richesse des vies humaines.

 

Le monde du travail en évolution rapide, du fait de la globalisation du travail et de la révolution numérique, présente des opportunités, mais également des risques. Les bénéfices de ce nouveau monde du travail en évolution ne sont pas distribués équitablement et il y a des gagnants comme des perdants.

Résoudre les déséquilibres dans le travail rémunéré et non rémunéré sera un défi, en particulier pour les femmes, qui sont désavantagées sur les deux fronts. Créer des opportunités de travail pour les générations présentes et futures nécessitera de progresser vers un travail durable.

Le travail peut améliorer le développement humain quand les politiques publiques élargissent les opportunités de travail productif, rémunérateur, satisfaisant et de qualité – améliorent les capacités et le potentiel des travailleurs – assurent leurs droits, leur sécurité et leur bien-être – et quand les stratégies spécifiques sont ciblées sur des problématiques et groupes de population particuliers. – VNA