Le dialogue sur des politiques de l’APEC sur le virus du papillome humain (VPH) et le cancer du col de l’utérus. Photo : Thu Trang/VNA

 

Ho Chi Minh-Ville (VNA) – Le cancer du col de l’utérus est une des trois maladies la plus répandue chez les femmes après celui du sein, celui de l’estomac. Chaque année, le Vietnam recense environ 5.600 nouveaux cas frappés de cette maladie.

Ces informations ont été données par le directeur de l’Institut national du contrôle du cancer, le docteur Tran Van Thuan, lors d’une interview accordée à l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) en marge du dialogue des politiques de l’APEC sur le virus du papillome humain (VPH) et le cancer du col de l’utérus tenu les 24 et 25 août à Ho Chi Minh-Ville.

Ce dialogue co-présidé par l’Hôpital central de cancer du Vietnam et l’Institut américain de cancer constitue une bonne opportunité pour des planificateurs politiques, des experts, des scientifiques venus de 21 membres économiques de l’APEC à discuter des solutions efficaces pour réduire le taux de contamination de VPH et la prévention de la maladie du cancer du col de l’utérus dans la région.

Les économies membres de l’APEC ont échangé des expériences pour se renseigner des origines et des types de cancer du col de l’utérus, la prévention, la détection précoce du cancer en général et celui du col de l’utérus en particulier, et la stratégie de vaccination. Plusieurs pays ont introduit le vaccin dans leur programme national de vaccination. « Si le Vietnam applique ce programme, le nombre des cas mortels dû à cette maladie sera en baisse », a noté le Docteur Tran Van Thuan.

Cette maladie  peut être totalement guérie si elle est détectée précoce et traitée suivant le bon procédé, a affirmé Mme Lynn Cinelli,  directrice chargée des politiques des marchés émergents de la  compagnie Merck Sharp & Dohme (I.A.) LLC, spécialisée dans la fourniture des services sanitaires, lors d’un échange avec les journalistes de la VNA.

Cette maladie influence notamment des femmes de l’âge mûr qui sont des membres actifs dans la production de la société.  C’est pour cette raison que cette question est très importante » a insisté Mme Lynn Cinelli, ajoutant que les pays à bas revenu nécessitent plus d’assistance économique pour la vaccination.

En effet, depuis 2011, l’APEC a conçu le plan d’action pour les maladies non contagieuses pour faire face à leur croissance.

Chaque année, dans le monde, il y a environ 528.000 femmes malades et plus de 260.000 de cas de décès dus au cancer du col de l’utérus. 90% de ces femmes vivent dans les pays ayant de bas revenu et moyen revenu.

Auparavant, le 22 août, deux autres dialogues dans le cadre 3e Conférence de haut rang des hauts officiels de l’APEC (SOM3) et des réunions annexes ont eu lieu à Ho Chi Minh-Ville. Il s’agit du dialogue des politiques sur la promotion du vieillissement en santé, le contrôle des maladies non contagieuses pour une Asie-pacifique en bonne santé et celui sur l’intensification de la prévention et de la lutte contre la tuberculose, et  la tuberculose multi- résistante (TB-MR). –VNA