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Hanoi (VNA) - La danse orientale suscite un véritable engouement chez les Vietnamiennes, depuis son introduction dans le pays il y a une dizaine d’années. Elle les aide non seulement à perdre du poids, mais aussi à se sentir plus sûres d’elles et à rester de bonne humeur.

« J’ai 60 ans et cette danse fait partie de ma vie depuis près de deux ans. Elle m’aide au niveau de l'endurance car elle oblige à bouger beaucoup, ce qui stimule la circulation sanguine. »

« ​Pratiquer  la danse orientale me rend très enthousiaste. Elle est très bonne pour la santé, et à mon avis, elle rend aussi les femmes plus attrayantes et plus séduisantes. »

Kim Thu et Diêu Hang s’expriment ainsi. Elles appartiennent au club qui promeut cette discipline artistique au Palais de la Culture et de l’Amitié de Hanoi. Comme elles, de​ nombreuses femmes plus ou moins jeunes en sont devenues des mordues. Ses mouvements chorégraphiques se caractérisent principalement par la dissociation des parties du corps, qui peuvent bouger indépendamment l'une de l'autre.

Nadia Nikishenko, une adepte russe, témoigne aussi : « Je ne savais pas que la danse orientale avait la cote chez vous. Elle nous aide à ​sculpter un joli corps et nous remplit de joie quand on suit avec elle nos mélodies préférées. C’est sympathique d’observer comment elle plat non seulement aux jeunes filles, mais aussi aux femmes d’un certain âge. »

À première vue, cette pratique artistique et sportive attire d’abord par ses costumes de deux pièces brodées de pierres et de paillettes. Mais elle demande surtout de la persévérance et de la passion, car comme l’explique une Malaisienne, Hilton Lijun, plus les mouvements sont difficiles, plus elle devient intéressante. Les techniques de base - consistant à remuer le bassin, les bras, le ventre ou les épaules - exigent à la fois de la ténacité, de la souplesse et le sens du rythme.

« La danse orientale est faite pour toutes les femmes, qu’elles soient grosses ou minces, grandes ou petites, jeunes ou plus âgées. Celles que j’ai vu pratiquer s’en sortent très bien. Il s’agit de laisser son corps se libérer », estime Hilton Lijun.

La danse du ventre est considérée, au Vietnam tout particulièrement, comme un art chorégraphique permettant d’augmenter la confiance en soi et la joie de vivre. Elle compte de plus en plus d’adeptes, parmi lesquelles certaines en ont même fait une carrière. C’est le cas de Do Hong Hanh, dont le nom est connu dans les cercles où la discipline est en vogue : « Il s’agit d’un art libre que l’on peut pratiquer seul ou en groupe. Ce n’est pas comme dans la danse sportive, où il faut avoir un partenaire masculin. Les costumes orientaux sont très beaux, aussi, et laissent beaucoup de place à la créativité. »

De nombreuses compétitions nationales et internationales ont été organisées au Vietnam, depuis son arrivée il y a une décennie. Elles permettent aux pratiquantes de se mesurer non seulement avec leurs compatriotes, mais aussi avec des étrangers.-VOV/VNA