dimanche 20 août 2017 - 13:15:04

Des pistes pour réduire le taux de mortalité néonatale

Imprimer

Chaque année, environ 27.000 décès sur les 1,5 million de naissances ont été recensés au Vietnam pour diverses causes. Plusieurs spécialistes ont avancé des mesures pour réduire le taux de mortalité néonatale.

Selon le ministère de la Santé, sur les quelque 1,5 million de naissances intervenant chaque année au Vietnam, 27.000 meurent, soit 70 décès chaque jour. Les statistiques annuelles révèlent que le taux de mortalité néonatale représente un tiers de la mortalité nationale, et qu’il est plus élevé dans les zones montagneuses, reculées et rurales.

Les décès sont dus principalement à des malformations congénitales (90%) et des maladies infectieuses telles que pneumonie ou bronchite. Selon le Fonds des Nations unis pour l’enfance (UNICEF), c’est dans les premières 24 heures après la naissance que le risque de décès est le plus important, puisqu’il représente de 25% à 45% de la mortalité néonatale.

Une étude menée en 2012 par les médecins Vu Thi Vân Yên et Nguyên Ngoc Loi de l'Hôpital central de gynéco-obstétrique, à Hanoi, confirme que la mortalité chez les nouveau-nés est due à diverses causes. Parmi les plus de 29.000 naissances dans cet établissement en 2012, le taux de mortalité néonatale était de 1,37%. Il s'agit pour 40% de ces décès de prématurés de moins de 28 semaines et d’un poids inférieur à un kilogramme dont la situation est en relation avec l’état de santé de la mère.

Ces médecins ont constaté d’autres pathologies comme des hémorragies cérébrales, des malformations, des détresses respiratoires, la malnutrition, des infections néonatales, des ictères ou jaunisse du nouveau-né...

Selon le médecin Vu Bá Quyêt, directeur adjoint de l’Hôpital central de gynéco-obstétrique, il n’est pas aisé les causes de ces pathologies. Les nouveau-nés les plus exposés sont les prématurés chez qui la détresse respiratoire néonatale, fréquente, est une cause principale du décès.

Ils sont également exposés à des troubles du métabolisme qui, difficile à déceler, est également dangereux pour ces nouveau-nés. «Certains bébés sont en bonne santé après leur naissance, mais, passés de 2-3 heures à 3-4 jours, ils subissent une détresse respiratoire sans cause déterminée et décèdent. Ce n’est qu’après analyses de prélèvements réalisées à l’étranger que l’on parvient à connaître la cause de leur mort», explique le docteur Quyêt.

Les prématurés sont aussi très sensibles aux infections, ou à la perte de tepérature corporelle car leur organisme est encore incapable de la réguler... L’accouchement prématuré spontané peut être lié au fœtus - grossesses multiples, malformations, retard de croissance du fœtus dans l’utérus, à la mère - infections locales ou générales, diabète... Par ailleurs, le tabagisme, l’âge de la mère - trop jeune ou trop âgée, ou encore des conditions socio-économiques défavorables sont parmi les causes de la prématurité.



Le diagnostic prénatal permet de détecter les malformations et autres problèmes de santé du fœtus pouvant conduire à des handicaps après la naiss
ance.

Selon les spécialistes, le diagnostic prénatal permet de détecter les malformations et autres problèmes de santé du fœtus pouvant conduire à des handicaps après la naissance. Les principales causes de handicaps sont les anomalies chromosomiques. Le dépistage néonatal, réalisé de 24 à 28 heures après la naissance, est l’une des mesures permettant de mettre en évidence des maladies non visibles à la naissance, sans gravité particulière, mais pouvant avoir des conséquences graves chez l'enfant s’ils n’est pas traité rapidement. Le but est de mettre en œuvre rapidement un traitement spécifique afin que la maladie n’évolue pas, voire empêcher qu’elle ne s’exprime afin de dépister les maladies le plus souvent d’origine génétique. – VNA
Vos commentaires sur cet article ...
Autres