La Compagnie par actions de production et de commerce de confection Sai Gon se pénètre dans le marché américain. Photo: Thanhnien
 

Hanoi (VNA) - Placer leurs capitaux dans des projets mis en œuvre ailleurs qu’au Vietnam, notamment en réalisant des fusions-acquisitions (M & A) avec des entreprises, sont des stratégies mises en oeuvre par de plus en plus d’entreprises vietnamiennes afin de s’implanter rapidement sur les marchés étrangers.

En juillet 2015, la Compagnie par actions de production et de commerce de confection Sai Gon (Garmex) a signé une licence de marque de vêtement de sport aux États-Unis pour une durée de 5 ans. Chaque année, Garmex paie une redevance équivalent de 3 % du chiffre d’affaires réalisé avec cette marque.

Selon Lê Quang Hùng, président du conseil d’administration de Garmex, sa compagnie a le droit de développer et de fabriquer des produits sous cette marque pour les marchés américain et européen. En Asie, cette marque fait l’objet d’une licence au profit du groupe japonais Itochu. Dans l’immédiat, Garmex doit se concentrer à la production et au commerce de ces produits aux États-Unis sur le site Amazon.com et à travers un réseau de boutiques couvrant 7 États américains.

Garmex table cette année un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars et, à partir de 2018, le chiffre d’affaires devrait atteindre environ 15 millions de dollars «Si nous utilisons notre marque Garmex, il sera difficile de les promouvoir sur ce marché. Avec cette marque américaine, nous pourrons commercialiser nos produits sur ce marché et de nous y développer, et ce, sans trop de risques», a affirmé Lê Quang Hùng.

Une filiale de Garmex aux États-Unis

Garmex a ouvert une filiale aux États-Unis à la fin de l’année 2013, d'un capital social de 300.000 dollars, lequel a été doublé fin 2015. En 2014, cette filiale a réalisé un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars, et des bénéfices de plus de 30.000 dollars qui ont été rapatriés au Vietnam. Pour 2015, elle compte réaliser un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars.

Ces dernières années, plusieurs compagnies vietnamiennes ont pris des participations dans des entreprises étrangères aux marques et enseignes connues. Quelques exemples parlants : en 2013, la Compagnie des produits laitiers Vinamilk a acquis 70 % des titres de la compagnie américaine Driftwood Dairy, et 22,8 % de celles de l’usine Miraka, située en Nouvelle-Zélande, sans compter ses 51 % dans une usine aux Cambodge. De même, le groupe FPT a acquis la Compagnie slovaque de technologies de l’information RWE IT dans le milieu de l’année 2014, et RWE est devenu le plus important client de FPT Software en Europe, avec une convention d’une valeur de 80 millions de dollars pour 5 ans. Les dirigeants de FPT ont révélé qu’avec cette convention, le groupe vietnamien devrait pouvoir approcher de nouveaux clients en Europe, au Japonet aux États-Unis.

Le groupe FPT continue d'élargir ses activités à l'étranger. Photo : internet

Selon une estimation du Département de l’investissement étranger du ministère du Plan et de l’Investissement, l’investissement vietnamien à l’étranger se diversifie de plus en plus, tant en termes de marchés que de secteurs économiques. Ce ne sont plus des entreprises publiques qui réalisent des projets à l’étranger, telles Viettel, Vinamilk ou le Groupe du caoutchouc du Vietnam, mais aussi d’autres du secteur privé comme Kym Dan, Hoàng Anh Gia Lai ou Tôn Hoa Sen.

Le groupe de télécommunications Viettel est l’une de ces entreprises vietnamiennes qui sont profondément implantées à l’étranger. Actuellement, elle possède des filiales dans 10 pays. Lors des 11 premiers mois de 2015, Viettel a réalisé un chiffre d’affaires de près de 4.154 milliards de dôngs (environ 189 millions de dollars) sur ces marchés, ce qui représente une croissance annuelle de 35 %.

Le Japon, les États-Unis et l’Europe sont les marchés de plus forte croissance. Selon Trân Xuân Khôi, directeur de la filiale FPT Japon, ce pays est le marché le plus exigeant. «Les Japonais attendent de leurs partenaires une haute qualité, mais aussi qu’ils comprennent leurs méthodes de travail et conception des choses. Et leurs partenaires sont obligés de respecter tous ces principes», a expliqué Trân Xuân Khôi. Ce dirigeant de FPT a aussi affirmé que son corps de cadres s’efforce de son mieux afin de conquérir le marché japonais. «Nous voulons montrer que les Vietnamiens peuvent surmonter toutes les difficultés pour satisfaire à des normes internationales», a affirmé Trân Xuân Khôi. -CVN/VNA