Nguyêt Ang, un village de lettrés

Nguyêt Ang est un village rattaché à Dai Ang , une commune de la banlieue de Hanoï. C’est un village de lettrés à l’ancienne, le deuxième que compte le district de Thanh Tri, après Ta Thanh Oai.
Nguyêt Ang, un village de lettrés ảnh 1Nguyêt Ang est un village rattaché à Dai Ang , une commune de la banlieue de Hanoï - Photo Ngoc Anh/VOV5
 

Hanoi (VNA) - Nguyêt Ang est un village rattaché à Dai Ang , une commune de la banlieue de Hanoï. C’est un village de lettrés à l’ancienne, le deuxième que compte le district de Thanh Tri, après Ta Thanh Oai. Dire des habitants de Nguyêt Ang qu’ils ont un penchant pour les études relèverait d’un doux euphémisme : c’est pour eux une seconde nature...

Revenons-en tout d’abord à cette notion de « village de lettrés ». Il faut savoir  que c’est en fait un titre qui était décerné jadis à tout village comptant au moins 10 lauréats de concours de doctorat.

Nguyêt Ang en comptait 11 qui, ajoutés à une bonne trentaine de licenciés de concours interprovinciaux, justifiaient largement que cet honneur lui fût décerné.   

Plusieurs enfants de Nguyêt Ang se sont ainsi illustrés au cours des âges. Mais le village ne compte néanmoins qu’un seul « premier lauréat » en la personne d’un certain Nguyên Quôc Trinh, lequel s’est ainsi acquis le statut envié de gloire locale.

« Nguyên Quôc Trinh a excellé dans les études, constate Nguyên Dinh Kiêm, l’un de ses descendants. Il était sans doute très intelligent. Et pourtant, rien ne le prédisposait à une telle destinée. Comme il s’est retrouvé très tôt orphelin de père et de mère, il n’a pas pu aller à l’école étant jeune. C’est sa sœur qui l’a finalement pris sous sa coupe et qui lui a permis de prendre le chemin de l’école, mais seulement à l’âge de 17 ans. C’est en 1659 qu’il a remporté le concours national de doctorat, sous la dynastie des Lê. De son vivant, il a notamment été vice-Premier ministre. Mais il a également reçu des honneurs posthumes, eu égard à son grand mérite... » 

Du mérite, Nguyên Quôc Trinh n’en n’aura pas manqué. Nommé ambassadeur en Chine, il y fera un tel étalage de talent et d’intelligence que l’empereur lui accordera l’équivalence chinoise de son titre de «premier lauréat ».

Nguyêt Ang est situé dans une zone rizicole assez pauvre. Et ce n’est certes pas sur le riz que ses habitants peuvent compter pour avancer dans la vie. C’est sans doute ce qui explique d’ailleurs, au moins en grande partie, cet engouement pour les études, considérées, et à juste titre, comme le moyen de s’en sortir par excellence.

« C’est Nguyên Danh Tho qui a été le tout premier lauréat, nous indique Nguyên Danh Truy, un senior du village. C’était en 1631. Il a occupé le poste de vice-Premier ministre à l’époque. Mais cinq autres personnes du village l’ont suivi : Nguyên Dinh Tru, Nguyên Quôc Trinh, Nguyên Dinh Bach, Nguyên Nhu Y et Nguyên Dinh Quy. Pour ce qui est de Nguyên Dinh Tru, il a été  « premier lauréat » du concours national en 1659. Malheureusement pour lui, le titre n’a pas été attribué cette année-là. »  

Tous ces brillants lettrés ont contribué à créer une tradition studieuse, et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs descendants leur font honneur puisque pour moins de 1000 habitants, Nguyêt Ang compte un professeur associé, 5 docteurs, 20 maîtres et une centaine de licenciés et d’ingénieurs. Comme quoi… Bon sang ne saurait mentir…  -VOV/VNA

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