Placé sous les auspices du Centre vietnamien de développement durabledes ressources en eau et d'adaptation aux effets du changementclimatique, cet évènement visait à analyser la situation, avancer dessolutions pour régler les problèmes et resserrer les relations decoopération entre pays riverains dans la protection de l'environnementet des ressources du fleuve.
Les participants ont souligné l'importance de ce fleuve qui fait vivredes millions de riverains et participe aussi à la sécurité vivrière dumonde. En effet, le Vietnam et la Thaïlande sont les deux plusimportants exportateurs mondiaux de riz. Dans l'avenir, il est prévuque le changement climatique, la montée des océans et l'impantationd'une série de centrales hydroélectriques dans les pays en amont(Chine, Laos, Cambodge...) feront baisser des deux tiers le débit duMékong.
Concrètement, les localités en aval seront confrontées à la saisonsèche très rude et à la remontée d'eaux salées. Ces dernières années,l'eau salée a pénétré jusqu'à 60-70 km à l'intérieur des terres,baissant la fertilité des sols. Si les pays riverains du Mékong et lesorganisations internationales ne peuvent s'entendre sur des solutionsefficaces pour défendre ce fleuve et lui assurer un développementdurable, les populations du bas-Mékong et la sécurité vivrière mondialeseront sérieusement menacées.
Nguy Thi Khanh, directrice ajointe de l'Organisation vietnamiennechargée des fleuves, a souligné que les pays riverains, qu'ils soienten amont ou en aval, sont tous concernés. Ce forum a permis auxscientifiques et aux habitants locaux de mieux cerner l'influence desactivités anthropiques irréfléchies sur le Mékong, son écosystème etses ressources en eau.
Selon les scientifiques, le Vietnam figure dans la liste des pays quiseront les plus lourdement touchés par le changement climatique. Aumoins 21 villes seront submergées par les eaux, partiellement ouentièrement, en raison de la montée des océans. - AVI