Bien que le riz vietnamien soit présent sur plusieurs marchés exigeants, il reste encore un long chemin à parcourir pour en faire une marque plus forte à l'échelle mondiale, selon des experts.
L'année dernière, le Vietnam a gagné 4,68 milliards de dollars en exportant 8,1 millions de tonnes de riz, en hausse respectivement de 35,3% et 14,4% sur un an. L’ASEAN a été le plus grand importateur de riz, représentant 61% des expéditions du pays avec 4,9 millions de tonnes, soit une augmentation de 24 % par rapport à l’année précédente.
Les statistiques préliminaires du Département général des douanes ont montré que le pays avait expédié 512.265 tonnes à l'étranger pour 362,26 millions de dollars en janvier 2024, soit une croissance de 4% en volume et de 2,8% en valeur par rapport à décembre.
Lors du premier mois de l’année, les Philippines ont été le premier importateur de riz vietnamien avec près de 281.000 tonnes pour 194,28 millions de dollars, représentant 53,6% du volume et 39% de la valeur totale des exportations vietnamiennes.
Dans ce contexte, le conseiller vietnamien au commerce aux Philippines, Phung Van Thanh, estime qu'une plus grande importance devrait être donnée à l'image de la marque du riz vietnamien, afin qu'il soit reconnu facilement sur le marché.
Il a suggéré que les entreprises et les organes de gestion se concentrent sur le développement de la marque du riz, ainsi que sur l’augmentation des exportations et l’amélioration de la qualité des produits.
De nombreux experts insistent sur la nécessité de donner plus d'importance à l'image de marque du riz vietnamien. Photo: Vietnamplus
Aux Pays-Bas, où la culture culinaire a été influencée par les cultures indonésienne, surinamienne et indienne, le riz Basmati est préféré en cuisine. Actuellement, le riz vietnamien est importé et distribué dans des supermarchés asiatiques appartenant à des ressortissants vietnamiens, ainsi que dans certains supermarchés du Pakistan, de Turquie et de Chine. Il n'est pas encore disponible dans les rayons des magasins généralistes néerlandais.
Phan Thi Nga, première secrétaire du Bureau commercial vietnamien aux Pays-Bas, a déclaré que les Pays-Bas s'approvisionnaient en riz auprès de 241 pays et territoires à travers le monde, et que le riz vietnamien ne représentait jusque là que 2,6% de la valeur totale des importations de riz du pays.
Le riz vietnamien est vendu entre 3,85 et 4 euros le kilogramme sur le marché néerlandais, plus élevé que le riz thaïlandais (3,65-3,85 euros) et le riz cambodgien (3,5-3,65 euros).
« Grâce à une qualité stable, les riz thaïlandais et indien ont pris pied aux Pays-Bas, tandis que les céréales vietnamiennes n'ont pas réussi à conquérir le goût des consommateurs locaux », a-t-elle déclaré.
Les choses se passent différemment en Australie.
Selon l'attachée commercial du Bureau commercial du Vietnam en Australie, Nguyen Thu Huong, le Bureau commercial a mené diverses campagnes pour populariser le riz ST25 qui a remporté le prix du meilleur riz du monde. Ces efforts ont encouragé plusieurs importateurs australiens à acheter de ce type de riz.
Tout au long du succès du ST25, le Bureau commercial a poursuivi ses efforts avec le slogan « Vietnam – Le pays du meilleur riz du monde » pour introduire d’autres variétés, a-t-elle ajouté.
Le directeur de l'Agence de promotion du commerce du ministère de l'Industrie et du Commerce, Vu Ba Phu, a déclaré que ce ministère mettait en œuvre diverses mesures de promotion du commerce en soutien aux entreprises dans la diversification des marchés et la recherche de partenaires stratégiques, ajoutant que ces mesures contribueraient à maintenir, consolider et améliorer la marque du riz vietnamien sur les marchés clés, notamment ceux ayant des accords de libre-échange avec le Vietnam.
Entre-temps, le ministère se coordonne avec d’autres ministères, des secteurs et localités concernés pour aider les entreprises à répondre aux barrières commerciales et aux recours commerciaux.
Il a demandé aux localités, à l'Association vietnamienne de l'alimentation et aux commerçants de travailler ensemble pour construire des zones à haut rendement qui répondent aux normes alimentaires et d'hygiène des importateurs internationaux. -Vietnamplus

