New York (VNA) – Le Vietnam a affirmé le 29 août lors d’un débat au  Conseil de sécurité le rôle de premier plan de l’ONU dans la prévention et le règlement pacifique les différends.

L’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam à l’ONU. Photo: VNA


L’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam à l’ONU, a invité l’ONU à tirer le meilleur parti des outils de diplomatie préventive à sa disposition, notamment des envoyés spéciaux du secrétaire général et missions politiques.

Pour sa part, le Conseil de sécurité devrait rester uni dans la recherche de solutions pacifiques aux différends et aux conflits, y compris en faisant usage des dispositions de la Charte de l’ONU, en particulier son article 33, a-t-il déclaré.

Le chef de la Mission permanente du Vietnam à l’ONU a ensuite réaffirmé l’importance vitale des organisations régionales dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.  

Dans sa région, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) a contribué de manière proactive à la promotion du dialogue et de la compréhension mutuelle, a fait valoir le représentant, exhortant les parties aux conflits à créer des conditions favorables à la médiation.

À l’entame de son propos, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé pour une utilisation plus efficace de la médiation, qui est au cœur de sa «montée en puissance de la diplomatie pour la paix».

Il a également insisté sur l’accent mis de plus en plus sur la prévention au sein de l’ONU, rappelant la récente création d’un Conseil consultatif de haut niveau chargé des questions de médiation dont l’un de ses membres, l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, s’est ainsi rendu au Libéra pour appuyer une transition pacifique du pouvoir après les élections de 2017.

Le chef de l’ONU a ensuite souligné la nécessité d’associer la société civile, les responsables religieux, les jeunes et les femmes aux efforts de médiation. Il a enfin insisté sur le rôle central du Conseil de sécurité, en signalant aux parties belligérantes qu’elles doivent régler pacifiquement leurs différends.  

Le Venezuela, qui s’est exprimé au nom du Mouvement des non-alignés, a rappelé l’attachement du mouvement à une «diplomatie pour la paix, à l’opposé de la tendance grandissante de certains États à avoir recours à l’unilatéralisme, à l’arbitraire et à des mesures unilatéralement imposées».

Le pays a enfin déclaré que le Mouvement prévoyait, via «l’identification de mesures concrètes» et dans le respect de la Charte de l’ONU, la création d’un mécanisme en son sein promouvant la médiation et le règlement pacifique des conflits. – VNA