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Can Tho (VNA) – La ville méridionale de Can Tho souhaite coopérer avec le Canada dans la gestion des ressources en eau par la création des instituts de recherche et la formation du personnel ​dans ce domaine.

En recevant une délégation du ministère canadien des Affaires étrangères dirigée par son ministre Stéphane Dion, le 6 septembre, le président du Comité populaire municipal, Vo Thanh Thong, a déclaré apprécier les expériences canadiennes dans l’adaptation aux changements climatiques, en particulier dans la gestion des ressources en eau et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La ville de Cân Tho, en particulier, mais aussi le Delta du Mékong ​plus généralement, doivent faire face à de nombreux défis majeurs causés par le changement climatique, dont la dégradation et l’épuisement des ressources ​d'eau souterraine et la montée d’eau salée.

D’ici à 2100, la température moyenne annuelle au Vietnam devrait augmenter de 2 à 3 degrés Celsius, donnant lieu à une montée du niveau des eaux de mer d’un mètre. Si le niveau de la mer s’élève d’un mètre et que rien n’est fait, 39 % de la superficie du Delta du Mékong seront sous les eaux, et 70 % des terres rizic​oles seront infertiles en raison d'un trop fort taux de sel, phénomènes qui affecteront directement 35 % de sa population.

Le chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, a déclaré que son pays était disposé à partager ses expériences avec Can Tho et le Vietnam afin de protéger l'environnement de vie, l’air et de l'eau ainsi que de limiter la hausse de la température planétaire, l'élévation du niveau de la mer, les inondations et la sécheresse, qui sont des problèmes mondiaux.

Il a partagé que le Canada a mis en œuvre un certain nombre de programmes nationaux cibles sur le développement économique durable et le respect de l'environnement, citant la loi sur les océans comme un succès dans les efforts de son pays ​dans la protection de l'environnement.

En particulier, l'"agriculture verte​" du Canada se développe ​en appli​quant de hautes technologies ​pour répondre aux normes de Bonne Pratique Agricole (Global GAP - Good Agricultural Practice). En outre, ​le Canada a ​lancé de nombreux programmes​ pour sensibiliser sa population à protéger l’environnement, a-t-il ajouté. -VNA