Hanoi (VNA) –   Les Vietnamiens suivent la tendance mondiale de création de start-up. Le gouvernement crée des conditions favorables afin que les jeunes ayant des idées d’entreprise innovante puissent concrétiser leurs rêves.
 
Un groupe de jeunes présente ses concepts et ses objectifs à un investisseur potentiel. Photo : VNA
Le gouvernement a approuvé le projet «Soutien à l’écosystème entrepreneurial des start-up, de l’innovation et de la créativité pour 2025». Son objectif est, d’ici à 2020, de perfectionner le système juridique pour l’assistance des start-up, soutenir 800 projets et 200 start-up représentant une valeur totale de 1.000 milliards de dôngs. Et pour 2025, il s’agit de développer 2.000 projets et 700 entreprises.

Le gouvernement a défini plusieurs politiques pour donner des conditions favorables aux start-up vietnamiennes, perfectionner les institutions et améliorer l’environnement d’affaires en vue d’atteindre l’objectif de plus d’un million d’entreprises en 2020. On peut citer la construction de la zone de services d’assistance pour la start-up, le financement partiel de la formation de ressources humaines, le développement d’infrastructures techniques, la mise en place d’une taxe préférentielle, etc.

Une exigence indispensable

Lors de récentes rencontres avec des étudiants de l’Université nationale de Hanoï et de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a insisté sur le fait que la start-up est une exigence indispensable pour la révolution industrielle. «J’ai confiance dans la jeune génération vietnamienne», a-t-il ajouté.

La start-up est un véhicule d’expression de la créativité et de l’innovation des jeunes. S’il y a de nombreuses start-up au Vietnam, l’économie nationale connaîtra un développement dynamique et une meilleure intégration internationale.

Plusieurs localités du pays ont promulgué des plans d’action en matière de politiques et de mécanismes destinés spécifi-quement à assister les start-up. Plus de 110.000 entreprises ont été créées l’année dernière, ce qui est un bon signe, qui confirme en outre l’efficacité de la start-up en tant que modèle d’affaires.

«J’ai vu le succès de nouveaux modèles de commerce au Vietnam comme zalo - applications d’appel et de messagerie sur Internet-, Momo-portefeuille électronique -, Côc Côc - navigateur web - ou le jeu sur mobile Flappy Bird. Toutefois, je crois qu’il s’agit seulement du début des start-up vietnamiennes», a partagé Nguyên Xuân Phuc à la presse.

Le Comité central de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh a déjà lancé le programme national «Les jeunes lancent des entreprises» pour la période 2016-2021. Ce dernier a pour objet de créer un environnement favorable, d’encourager l’esprit start-up, de mobiliser des ressources au soutien à ce type d’entreprise. Les trois catégories principales d’acteurs sont des étudiants, des jeunes, et des jeunes hommes d’affaires. Pour ce programme, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a rappelé les trois percées stratégiques fixées par le Parti et l’État : le perfectionnement des institutions, la modernisation des infrastructures et le développement des ressources humaines.

«Le Parti et l’État privilégient toujours les tâches concernant la jeunesse dans la mise en œuvre de la Stratégie de développement humain. La réussite d’une start-up ne réside pas seulement dans l’aspect financier, mais aussi dans ses contributions à la société», a affirmé le Premier ministre.

La jeunesse de Hanoï et Hô Chi Minh-Ville à la pointe

Ces derniers temps, Hanoï a créé de meilleures conditions aux jeunes pour étudier et s’équiper des connaissances de base, avoir accès aux informations socio-économiques du pays et à l’étranger. De nombreux jeunes, qui ont été formés et ont travaillé à l’étranger, sont revenus à Hanoï, car la ville possède des conditions favorables à la réalisation de leur rêve sous forme de start-up.
 
Un modèle de cuniculture à Quang Nam (Centre).Photo : VNA
La capitale est en effet située dans la Région économique de pointe du Nord, et est un marché potentiel. En ce lieu, on applique le modèle de start-up dans le cadre d’un écosystème. La valorisation de l’esprit start-up est particulièrement nécessaire pour exploiter ces ressources humaines au service du développement socio-économique, créer de nombreux emplois, augmenter les revenus des jeunes, d’autant que le pays se trouve dans la structure démographique d’or, ce qu’il faut exploiter.

Hô Chi Minh-Ville, quant à elle, insiste sur les mesures de réforme des formalités administratives et de création de conditions favorables aux start-up. La mégapole du Sud a promulgué des réglementations pour les soutenir. Concrètement, le budget d’une start-up est de 2 milliards de dôngs à condition que son champ d’activité concerne quatre secteurs industriels de pointe que sont la mécanique, les technologies de l’information, la chimie, le plastique et le caoutchouc. Sans oublier la transformation alimentaire, les industries auxiliaires, la banque, la finance et l’assurance, le commerce, le tourisme, le transport, etc.

Toutefois, les débuts d’une start-up est une période très difficile. Chacune doit préparer soi-même les conditions nécessaires avant de se lancer dans l’aventure, mieux comprendre les atouts d’une start-up et ses limites, ainsi que les conditions favorables. Il faut savoir accepter l’échec temporaire pour atteindre ensuite le succès.

Dans une conjoncture de forte concurrence et de développement rapide des sciences et technologies, la jeunesse doit améliorer ses connaissances pour obtenir des résultats positifs. – CVN/VNA