Photo: Sébastien Laval

 

Paris (VNA)  - La cérémonie de présentation et de dédicace du livre photographique « Huê, la ville des pierres qui pleurent », des deux auteurs français Philippe Bouler et Sébastien Laval, a eu lieu le 3 décembre au Foyer du Vietnam, à Paris (France).

A côté de cet événement, le vernissage d’une exposition de photos sélectionnées de ce livre a également eu lieu.

Ce livre bilingue anglais et français  dont le titre en anglais est "Huê, the city of crying stones", regroupe près de 200 clichés noir et blanc et couleurs sur les paysages et le peuple huéens.

Sébastien Laval est un photographe poitevin qui s’est fait connaître par son projet « 54... », consacré aux ethnies vietnamiennes. Il a exposé ses photos sur le pont Trang Tien en 2014. Quant à Philippe Bouler, ​c'est un expert en événements culturels  internationaux et l'un des créateurs du festival de Huê qui est organisé depuis l’an 2000. Rien ne prédisposait les deux hommes à se rencontrer, si ce n’est justement Huê, ville envoûtante s’il en est et dont ils ont la passion en commun.

En dix chapitres, « Huê, la ville des pierres qui pleurent » révèle différentes facettes de Huê avec près de 200 photos. A côté d’images de paysages poétiques de Huê, ce sont des clichés sur la vie quotidienne : circulation sur le pont Trang Tien, un rendez-vous amoureux... Quelques-unes des photos sont si simples qu’on a l’impression que le photographe les a prises au hasard d’une promenade.  Mais il y a aussi des photos dans lesquelles on voit très bien l’intervention du photographe, comme celles qui sont prises de nuit où Sébastien Laval a capturé les traces de différentes sortes de lumières se reflétant sur la ville. 

Hue est une immense ville romantique. Romantique mais aussi mélancolique. Extrêmement belle, extrêmement harmonieuse, et de laquelle émane un fond de tristesse, de nostalgie. « La ville des pierres qui pleurent », il y a deux raisons à cela, selon Philippe Bouler, c’est à la fois un petit clin d’œil à la pluie qui tombe régulièrement et souvent à Hué, où l'on voit sur les murs de la citadelle interdite ce ruissellement de l’eau qui fait penser à des larmes. C’est aussi une impression liée à la guerre. Il y a eu tellement de douleur, de morts, et tellement de destruction, que j’imaginais les veuves des soldats ​ayant pleuré pendant tellement longtemps ces morts. Donc, c’est aussi un hommage à toutes ces histoires de la guerre.

Le photographe Sébastien Laval a parlé de la rencontre de deux âmes amoureuses de Hue. Philippe Bouler et lui ont erré ​sur tous les axes, de la campagne à la ville de Huê, pour refléter la beauté séduisante de cette ville. Selon lui, cet ​ouvrage n’est ​pas seulement une présentation ​de la ville de Hue, mais aussi une invitation à venir  la découvrir  et à partager l’amour de ce lieu avec ces deux auteurs. -VNA