Hanoi (VNA) - Concis, le livre d’image My dad is awesome ! de l’Australien Stivi Cooke déborde d’amour pour son pays d’adoption, le Vietnam. Avec des mots et des traits simples, elle retranscrit à merveille la beauté tranquille de la campagne vietnamienne.

L’Australien Stivi Cooke présente son album illustré +My dad is awesome !+ Photo : NVCC/CVN

«Voici ma maison dans une montagne au Vietnam. J’y vis avec mon père. Mon père est fantastique. Il peut faire beaucoup de choses». C’est avec ces quelques phrases prononcées par le jeune héros que débute l’histoire contée dans l’album illustré My dad is awesome ! (Mon père est génial !) de l’Australien Stivi Cooke, 58 ans. Selon l’auteur, qui vit depuis environ neuf ans au Vietnam, cet album s’adresse d’abord aux enfants, pour leur montrer que la campagne vietnamienne est belle.

Une ode à la vie simple

«Une fois, un ami m’a parlé d’un livre de science-fiction qui avait été publié en ligne. Une idée a germé dans mon esprit : celle d’écrire un livre pour enfant. Parce que je fais souvent des dessins humoristiques en enseignant l’anglais aux enfants», partage-t-il. Et d’ajouter : «L’amour de la vie dans la campagne vietnamienne ainsi que les liens sentimentaux entre un père et son fils m’ont inspiré».

Stivi Cooke présente son ouvrage sous la forme d’un récit pour enfants en 16 pages (pour autant de dessin) rédigé en anglais. «C’est un livre de Stivi Cooke consacré au Vietnam», remarque ce pince-sans-rire.

Ses années passées dans la ville de Hôi An (Centre) ont permis à l’auteur de bien cerner «l’âme» de la campagne vietnamienne, avec notamment les toits de tuiles rouges et les clôtures en bambou, les buffles et les rizières vert tendre. Des éléments mis en évidence dans son œuvre. Le petit héros y livre ses pensées intimes avec un langage enfantin imaginé par Stivi Cooke. Il embarque le lecteur dans une escapade poétique à la découverte de la beauté simple de la campagne vietnamienne.

L’Australien Stivi Cooke présente son album illustré +My dad is awesome !+ Photo : NVCC/CVN
Réaliser cette œuvre a pris dix mois à l’Australien. Chaque détail du livre puise son inspiration du style de vie des Vietnamiens tout autour de lui. «J’admire leur capacité de débrouillardise. Le père dans mon récit est semblable à beaucoup d’autres au Vietnam. Il peut construire, réparer. Bref, il est polyvalent», partage visiblement enthousiaste Stivi Cooke.

Le livre est aussi un rappel de la valeur de la famille. D’après lui, les parents aujourd’hui consacrent peu de temps à leurs enfants parce qu’ils sont trop occupés par leur vie professionnelle. «C’est très bien si le père peut devenir ami, mentor et guide pour son enfant», souligne-t-il.

«J’aime bien le Vietnam»

Stivi Cooke a posé les pieds au Vietnam pour la première fois en 2005 en venant rendre visite à un ami vivant à Hôi An. Et cela a été le coup de foudre. Deux ans plus tard, il a donc décidé de s’y installer. «Après avoir vécu de longues années dans les grandes villes, cela fait un bien fou d’être ici. Cela me correspond davantage, avec une vie sans chichis», avoue-t-il. Et continuer : «Le climat à Hôi An me rappelle mon enfance dans l’État australien du Queensland. J’adore les paysages de la campagne vietnamienne, et encore plus les habitants d’ici. J’aime bien le Vietnam, mon pays d’adoption».

L’auteur confie que la frénésie de la vie moderne dans les pays occidentaux ne lui sied pas. Au Vietnam, il a tout le temps pour se recentrer, inventer et découvrir ses intérêts.

Pour l’heure, Stivi Cooke est professeur d’anglais mais aussi collaborateur pour quelques journaux vietnamiens. Son thème préféré est la vie des Vietnamiens, thème déclinable à l’infini. -CVN/VNA