Le Vietnam collaborera avec plusieurs pays d’Asie pour élaborer un dossier commun sur le jeu traditionnel de tir à la corde - ou lutte à la corde – destiné à l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) en vue d’une reconnaissance en tant que patrimoine immatériel de l’Humanité.

Le Département général des patrimoines culturels de la République de Corée a invité le Vietnam à participer à l’élaboration de ce dossier avec plusieurs autres pays. Le ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme a demandé au Premier ministre Nguyên Tân Dung de l’autoriser à collaborer avec la République de Corée en vue d’une reconnaissance en 2015.

Dans son rapport, le ministère a souligné que le tir à la corde, une sorte de patrimoine immatériel particulier, est souvent pratiqué lors des fêtes traditionnelles de plusieurs pays de la région Asie-Pacifique. Au Vietnam, ce jeu traditionnel est très populaire depuis très longtemps, notamment dans les ethnies Kinh, Thai, Tày, Nùng, Giay... Il est considéré comme l’une des expressions de la culture agricole. En dehors de représenter une solidarité au sein d’un groupe humain, il participe également d’une conception de la vie, du monde, tout en exprimant le souhait de bonnes récoltes, ainsi que d’une vie prospère et heureuse.

Le tir à la corde, une sorte de patrimoine immatériel particulier, est souvent pratiqué lors des fêtes traditionnelles de plusieurs pays de la région Asie-Pacifique.

Selon un représentant de ce ministère, il s’agit d’une belle occasion pour le Vietnam de renforcer son intégration à la région asiatique et, plus largement, au monde. Cela lui permettra en outre de promouvoir les patrimoines culturels, son image et son peuple. Autre avantage, les fonctionnaires vietnamiens pourront étudier l’expérience de la République de Corée dans l’étude et l’établissement de dossiers pour l’UNESCO.

L’UNESCO encourage ses membres à coopérer dans la protection des patrimoines immatériels et à respecter la variété culturelle à travers l’élaboration de dossiers multinationaux. Selon son règlement, chaque pays ne peut présenter qu’un seul dossier de patrimoine culturel immatériel par an, excepté en cas de dossier commun à plusieurs pays. -VNA