La réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le sida a eu lieu du 8 au 10 juin au siège de l'ONU à New York.
 

New York (VNA) - Les membres des Nations Unies ont adopté mercredi une Déclaration politique sur l'élimination du sida, comprenant un ensemble d'objectifs spécifiques assortis d'échéances en vue de mettre fin à l'épidémie de sida d'ici à 2030, dans le cadre des objectifs de développement durable.

Cette déclaration a été adoptée au début de la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le sida qui a eu lieu du 8 au 10 juin au siège de l'ONU à New York, à laquelle participaient des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres, des personnes vivant avec le sida, des représentants de la société civile et du secteur privé, ainsi que des scientifiques et des chercheurs.

« Nous avons fait d'énormes progrès. Depuis 2000, le nombre total de personnes recevant un traitement antirétroviral a doublé tous les trois à quatre ans grâce à des médicaments moins chers, à une concurrence accrue et à de nouveaux financements. Aujourd'hui, plus de 17 millions de personnes sont traitées, ce qui sauve des millions de vies et des milliards de dollars », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

« Le sida est loin d'être terminé. Au cours des cinq prochaines années, nous avons une fenêtre d'opportunités pour changer radicalement la trajectoire de l'épidémie et mettre fin au sida pour toujours », a-t-il ajouté. « En dépit des progrès remarquables, si nous n'agissons pas, il y a un risque que l'épidémie reprenne dans les pays de revenu faible ou intermédiaire ».

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft, s'est félicité de son côté de l'unité de la communauté internationale « dans sa volonté de mettre fin à l'épidémie de sida dans le cadre des objectifs de développement durable ». « Cette réunion jette les bases de progrès futurs », a-t-il ajouté.

Selon le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, « le monde a l'occasion de mettre fin à une épidémie qui a défini la santé publique pour une génération ». « Les décisions prises ici, y compris l'engagement de zéro nouvelle infection à VIH, zéro décès liés au sida et zéro discrimination, seront le tremplin ​de la mise en œuvre d'un programme socialement juste, innovant et s'appuyant sur des données probantes qui mettra fin à l'épidémie de sida d'ici à 2030 », a-t-il souligné.

Selon l'ONUSIDA, des progrès remarquables ont été accomplis dans la riposte au VIH depuis la dernière réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH et le sida en 2011. En décembre 2015, 17 millions de personnes avaient accès à des antirétroviraux. Les nouvelles infections chez les enfants et les décès liés au sida ont considérablement ​diminué. Il y a également eu des progrès dans la réduction des décès de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH.

Cependant, le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adultes est resté presque stable depuis 2010 et trop de gens sont laissés de côté, y compris les jeunes femmes et les jeunes filles et ​autres groupes spécifiques de personnes, notamment les travailleurs du sexe, les prisonniers, les homosexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transgenres et les personnes qui consomment des drogues injectables.

Pour mettre fin à l'épidémie de sida, l'ONUSIDA a établi une série d'objectifs assortis d'échéances, notamment réduire le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH de 2,1 millions en 2015 à moins de 500.000 en 2020, réduire le nombre de personnes qui meurent de maladies liées au sida de 1,1 million en 2015 à moins de 500.000 en 2020, et éliminer la discrimination liée au VIH. -VNA