La préservation et la valorisation des ressources patrimoniales ont contribué à développer le tourisme durable dans la province de Quang Nam (Centre), ont estimé les experts à un colloque tenu jeudi à Hanoi.

"Quang Nam a l’honneur de disposer de deux patrimoines culturels reconnus par l’UNESCO et largement connus dans le monde : la vieille ville de Hôi An et le sanctuaire de My Son ", s’est félicité Nguyên Chin, vice-président du Comité populaire de la province de Quang Nam.

Jusqu’au bord de la rivière Hoài, les maisons sont faites de bois précieux et décorées de panneaux de laque, de maximes en caractères chinois et de colonnes finement ciselées. Photo: Internet.

Hôi An jouait jadis le rôle d’un centre commercial  du Sud-Est asiatique. L’épanouissement économique de pair avec les mutations du processus de réception sélective a donné lieu à une harmonie dans l’association des  civilisations orientales et occidentales dans une petite ville du nom de  FaiFo au Moyen Âge.

L’ancienne cité constitue un exemple exceptionnellement bien préservé d’une cité qui fut un port marchand d’Asie du Sud-Est du XVe au XIXe siècle. Ses bâtiments et la disposition de ses rues reflètent les traditions autochtones aussi bien que les influences étrangères, qui ont donné naissance à ce vestige unique.

My Son a été inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel mondial en décembre 1999. Photo: Internet

Le sanctuaire de My Son est un ensemble architectural remarquable comprenant environ 70 ouvrages architecturaux de briques et de pierres, construits entre le 7e et le 13e siècles. Il évoque de manière lumineuse la vie spirituelle et politique d’une étape importante de l’histoire de l’Asie du Sud-Est.

En outre, la réserve mondiale de biosphère de Cù lao Chàm, un chapelet de huit îlots d’une superficie totale de 15,5 km² au large de la ville de Hôi An, est aussi une autre destination très fréquentée par les touristes, a plaidé le vice-président du Comité populaire provincial.  

Conscients de l’importance du patrimoine culturel immatériel, Quang Nam n’a pas ménagé ses efforts pour le sauvegarder. La province mis en avant le rôle et la responsabilité de la communauté dans la sauvegarde du patrimoine, en lui expliquant à quel point cela pourrait profiter à un développement socio-économique durable.

"Depuis plusieurs années, malgré les conditions économiques encore difficiles, la population locale fait grand cas de la préservation et de la mise en valeur des ressources patrimoniales de la province", a fait savoir Nguyên Chin.

"Nombre de pays, organisations internationales ont également offert leur concours à Quang Nam", a encore indiqué le responsable.

De 1997 à 2014, les institutions dont UNESCO, JICA, Lerici Foundation, American Express en tête ont financé à hauteur d’environ 79,5 milliards de dôngs les travaux de restauration et de valorisation des patrimoines, dont environ 75 milliards de dôngs pour le sanctuaire de My Son.

Ces efforts ont porté leurs fruits. Le nombre de touristes venus à Quang Nam a plus que décuplé durant la période 1999-2014, de plus de 300.000 à plus de 3,68 millions. - VNA