Grâce à un projet d’investissement de plus de 9.000 milliards de dôngs, avec l’assistance d’experts sud-coréens, les habitants du district de Nam Trà My, province de Quang Nam (Centre), espèrent sortir de la pauvreté en exploitant les atouts de leur terre natale : le ginseng.

Le projet de conservation et de développement du ginseng de Ngoc Linh (Panax vietnamensis), approuvé par le gouvernement, remplit de joie et d’espoir les habitants de Nam Trà My.

Les ginsengs de Ngoc Linh.

Photo : VNA

L’objectif est qu’en 2030, le Vietnam exporte de 500 à 1.000 tonnes par an de ginseng et devienne le 2e plus grand producteur au monde, derrière la République de Corée.

Le district de Nam Trà My possède des conditions favorables au développement de la culture du ginseng, plante médicinale précieuse. «Bien que notre district soit un haut lieu du ginseng au Vietnam, nous sommes encore pauvres. C’est vraiment honteux», a estimé Hô Quang Buu, président du Comité populaire du district.

En mars dernier, Quang Buu et une cinquantaine d'experts se sont rendus au sommet du mont Ngoc Linh pour examiner les caractéristiques pédoclimatiques qu’apprécie le ginseng, afin d’élaborer des zones de culture.

En avril, un mémorandum de coopération a été signé entre le district de Hamyang, province sud-coréenne de Gyeongsangnam, et Nam Trà My. Selon lequel, les deux localités renforceront les échanges dans la culture et la transformation du ginseng. Une délégation de Nam Trà My a aussi visité en août le district de Hamyang en vue de connaître les techniques de culture et de transformation du ginseng.

Les experts  examinent les caractéristiques pédoclimatiques au sommet du mont Ngoc Linh. Photo: VNA

 «Les caractéristiques pédologiques, climatiques et forestières de Nam Trà My sont similaires à celles de Hamyang. Le district sud-coréen compte 19 usines de médicaments, d’aliments, de produits cosmétiques… tirés du ginseng. Grâce à quoi, Hamyang est très riche, son revenu per capita étant de 20.000 dollars/an contre 250 dollars à Nam Trà My», a expliqué M. Buu.

Le prix du ginseng de Ngoc Linh varie entre 30 et 50 millions de dôngs/kg. Cinq années après la plantation, on peut obtenir un bénéfice d'environ 30 milliards de dôngs/ha. Si l’on investit dans la promotion de marques, la transformation…, ce chiffre sera plus élevé. C’est pourquoi, selon Hô Quang Buu, il faut des politiques préférentielles pour attirer les investisseurs.

Afin de soutenir le projet de développement de la culture du ginseng, la province de Quang Nam a récemment décidé de construire un aérodrome sur la montagne de  Ngoc Linh. Un chemin carrossable jusqu’à la zone de plantation sera aussi créé.

Le ginseng de Ngoc Linh (Panax vietnamensis) est un ginseng endémique du Vietnam. Classé parmi la vingtaine d'espèces de ginseng connues dans le monde, il ne pousse que sur certaines montagnes élevées des provinces de Kon Tum (hauts plateaux du Centre) et de Quang Nam (Centre), et plus particulièrement sur les flancs du mont Ngoc Linh qui, culminant à 2.598 m d'altitude, lui a donné son nom. Découvert en 1973, il a fait l'objet d'une exploitation intensive qui lui a valu de figurer à partir de 1994 dans le Livre Rouge du Vietnam des espèces végétales menacées. -CVN/VNA