Hanoi (VNA) - Les problèmes liés aux changements climatiques deviennent de plus en plus complexes, sans compter leur caractère imprévisible. Selon les statistiques, depuis l’an 2000, environ 2,3 milliards de personnes - dont 60% sont des enfants - en ont subi les conséquences.

Il faut mettre un terme aux pires formes de travail chez les enfants. Photo: VNA

Les catastrophes naturelles entraînent la pauvreté généralisée. Elles aboutissent également souvent aux pires formes de travail chez les enfants des zones rurales auxquelles il faut mettre un terme.

D’après le Rapport d’évaluation mondiale sur la réduction des risques liés aux catastrophes 2015 (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction - GAR15), qui propose aussi des statistiques détaillées concernant le Vietnam, en dix ans, de 2005 à 2014, le pays a subi chaque année 649 catastrophes naturelles telles que crues, inondations, grêle, typhons, glissements de terrain ou sécheresse. Les plus fréquentes étaient les inondations. Elles représentaient en moyenne 49% des désastres qui se sont produits annuellement au Vietnam. Environ 13% étaient des typhons.

Sur cette période, près de 470.000 maisons ont été détruites, 175.000 autres endommagées, et plus de 2.700 décès ont été recensés en raison des caprices du temps. Et chaque année, ce sont en moyenne 3 millions de personnes qui ont été touchées plus ou moins gravement.

En dix ans, on estime les pertes à environ 5,2 milliards de dollars par an. Celles causées par les inondations représentent la plus grande part (58%). Viennent ensuite les dommages causés par les typhons (29%).


Dire «non» au travail des enfants

«En 2016, vingt types de catastrophes naturelles ont également fait environ 264 morts et disparus. Les changements climatiques dans notre pays ont influencé et influence la vie ou la santé des habitants. De plus, ils ont de lourds impacts économiques sur la population. Et les enfants sont souvent les premiers à souffrir dans ces situations, lorsque les écoles sont détruites et que les services de base sont perturbés. Cela a des répercussions sur leur scolarité, mais aussi sur leur santé et leur développement physique et intellectuel", a fait savoir Duong Van Hùng, expert du Département de protection et de soin des enfants. Et de poursuivre : "Les enfants du pays constituent hélas une ressource bon marché pour beaucoup d’employeurs peu scrupuleux. La plupart des enfants qui travaillent sont en zones rurales et travaillent dans l’agriculture pour leur famille. En outre, à cause du nombre de catastrophes naturelles graves, les enfants orphelins ne sont pas rares. Livrés à eux-mêmes, il leur est alors très difficile d’éviter le travail des enfants dans notre pays».

Le dérèglement du climat entraîne de très importants dommages économiques. La pauvreté généralisée est à la fois la cause principale et la conséquence du travail des enfants dans les zones rurales. Auparavant, nous nous concentrions uniquement sur la problématique de la résilience aux changements climatiques. Aujourd’hui, il faut renforcer les connaissances des habitants sur les impacts directs et indirects de ce phénomène, dont le travail des enfants.

Selon les prévisions, en 2018, le Vietnam devrait posséder une base de données nationale sur les catastrophes naturelles et l’enfant afin de lancer des politiques d’assistance convenables à leur égard. -CVN/VNA