Dans l'usine de traitement des déchets de Xuân Son, à Hanoi. Crédit photo : Hanoimoi

Hanoi (VNA) - Le volume des déchets solides provenant des cités urbaines du Vietnam est monté en flèche, passant de 12,8 millions de tonnes en 2004 à 20 millions en 2015. Néanmoins, l’efficacité des travaux de traitement de ces déchets reste peu élevée.

C’est ce qui ressort d’un colloque consacré à l’évaluation de la gestion des déchets solides dans les zones urbaines du Vietnam, tenu le 10 novembre à Hanoi.

Selon le docteur Nguyên Huu Dung, directeur de l’Institut de l’environnement des zones urbaines et des zones industrielles du Vietnam, «à l’heure actuelle, le pays compte environ 770 cités urbaines réunissant plus de 33% de la population du pays. Le volume des déchets – notamment des déchets solides – dans ces zones est estimé à environ 32.000 tonnes par jour. Un volume immense! Cela génère de grands problèmes de pollution».

Au Vietnam, la plupart des déchets solides sont enfouis sous terre, brûlés ou transformés en engrais biologiques. Ces méthodes de traitement entraînent le gaspillage de terre, la pollution de l’eau, de l’air et des sols. Sans compter que moins d’une vingtaine d’usines de traitement des déchets répondent aux critères d’hygiène environnementale. De plus, le recyclage des déchets est peu développé.

Pour changer cette situation, parallèlement aux activités de sensibilisation des habitants comme des entreprises, il conviendrait d’intensifier les investissements dans les technologies de traitements des déchets solides en vue d’une réduction du volume de déchets brûlés ou enfouis, d’une augmentation du volume des déchets recyclés. Sans oublier de prendre des sanctions plus sévères contre les pollueurs. -CPV/VNA