Nous sommes allés au village Phù Khê où le métier de gravure de dragon sur bois a vu le jour. Ce village se situe dans la commune de Phù Khê (Tu Son, province de Bac Ninh).

Autrefois, le village Phù Khê était déjà connu pour la fabrication de produits décoratifs pour la cour royale. Ce village artisanal vieux de 800 ans a été au sommet de sa gloire sous la dynastie de Ly au cours de laquelle nombre d’œuvres architecturales ont été construites telles que : pagode de But Thap, pagode de Lim, pagode de Tây Phuong, maison communale de Diem Xa, maison communale de Dinh Bang, temple de Ngoc Son… L’édit royal qui reconnaissait les contributions des villageois dans la construction des palais et mausolées royaux est précieusement conservé dans le dinh (maison communale) du village.

En liaison avec les mutations de la société, ce métier a connu bien des hauts et des bas. Heureusement, il a été relancé grâce à des artisans passionnés. Par exemple Nguyên Kim (commune de Phu Khe Thuong), qui a organisé des classes de formations pour les jeunes du village. Les 300 personnes formées ont transmis ce métier à d’autres. C’est la raison pour laquelle la gravure de dragon sur bois est encore bien vivace.

Les dernières finitions avant la mise en vente.

Nguyên Thành Hung, chef de la commune Phu Khê Thuong, a fait savoir que les villageois ont élargi l’envergure de la production et connu de grands succès, à l’image de l’entreprise Tiên Manh, Manh Cuong. On y compte 7 sociétés et 70 ateliers, ce qui représentent 80% du volume des produits artisanaux en bois de la commune. La plupart de la population locale exerce la menuiserie, la gravure et la fabrication de produits artisanaux. Chaque atelier a en moyenne de 10 à 15 employés. Par exemple, celui de Manh Cuong (commune Phu Khe Thuong) a plus de 10 employés qualifiés et certains jeunes en formation. La gravure de dragon sur bois a créé de nombreux emplois pour les travailleurs locaux ainsi que pour ceux des alentours. Ce métier rapporte de 4 à 5 millions de dongs par mois en moyenne à chaque ouvrier.