Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Dans trois ans, tous les habitants de Hô Chi Minh-Ville devraient bénéficier de services de santé de bonne qualité, les hôpitaux ne seront plus surchargés, et les plus chanceux ou malheureux, selon le point de vue, ne seront plus obligés d’aller à Singapour pour se faire soigner.

Surcharge à l'Hôpital pédiatrique Nhi Dông I à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA


D’ici 2020, le secteur de la santé publique de Hô Chi Minh-Ville continuera d’expérimenter les modèles d’autonomie financière et de socialisation des hôpitaux. Toutefois, l’équilibre et l’harmonisation des secteurs public et privé seront assurés, le premier conservant un rôle majeur, a affirmé Nguyên Tân Binh, directeur du Service municipal de la santé.

D'après lui, le secteur devrait atteindre ses objectifs de développement pour 2020, à commencer par ceux d’un développement complet, de modernité et d’effectivité. Il garantira des soins de qualité à tous, dans de bonnes conditions avec, notamment, l’absence des surcharges des patients actuelles... "Dans trois ans, tous les habitants de Hô Chi Minh-Ville devraient bénéficier de services de santé de bonne qualité, à tel point qu'ils ne seront plus obligés d’aller à Singapour pour se faire soigner", a assuré Nguyên Tân Binh.

Concomitamment, la santé devrait devenir un secteur de services de haute qualité, tout en contribuant notablement à la croissance socio-économique de la mégapole du Sud.

Ceci dit, Nguyên Thi Thu, vice-présidente du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, a souligné que les autorités veilleraient toujours à ce que les hôpitaux bénéficient d’une autonomie financière, fonctionnent de manière sérieuse et transparente. Quant aux propositions de permettre aux hôpitaux de fonctionner comme des entreprises, elle a témoigné de son opposition, dans l’inquiétude de ce que les établissements de santé placent leurs intérêts financiers au dessus de ceux, légitimes, des patients.

Coopération public-privé

Selon Nguyên Tân Binh, ces dix dernières années, c’est-à-dire de 2006 à 2016, le secteur municipal de la santé a autorisé 91 projets d’investissement d’un montant total de près de 3.930 milliards de dôngs, réalisés dans le cadre du programme «Prêter pour stimuler». Celui-ci a pour objet d’accorder des financements aux hôpitaux pour leur permettre d’investir dans de nouvelles unités de soins, de s’agrandir, d’acquérir de l’équipement médical, etc.

Fin 2016, 109 projets de coopération entre fabricants d’équipements et établissements hospitaliers étaient recensés, surtout publics, représentant un investissement total de 1.100 milliards de dôngs, dont 997 milliards financés par les partenaires.

Par ailleurs, le secteur municipal de la santé a réalisé six projets de coopération public-privé afin de délester les hôpitaux publics surchargés en employant les ressources disponibles des établissements privés. Il a également fait appel à l’investissement pour 16 autres projets semblables, d’un coût total de plus de 13.500 milliards de dôngs.-CVN/VNA