New York (VNA) – Le Vietnam a appelé la communauté internationale, lors d’un débat organisé le 28 juin par le Conseil de sécurité de l’ONU sur la non-prolifération des armes de destruction massive, à une volonté politique partagée pour s’attaquer à ce défi.

 

L’ambassadrice Nguyên Phuong Nga, cheffe de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU, Photo: VNA

Comme le rappelle la note conceptuelle distribuée par la présidence bolivienne du Conseil, 13 ans après l’adoption de la résolution 1540 (2004), les terroristes et leurs partisans ont montré leurs intentions et, au moins dans le cas des armes chimiques, une certaine capacité de développer et d’acquérir des armes de destruction massive et de les utiliser.

Pour la secrétaire générale adjointe de l’ONU et haut-représentante pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, le risque de voir des acteurs non étatiques, y compris des terroristes, acquérir, mettre au point, fabriquer et utiliser des armes nucléaires, chimiques et biologiques, demeure une grave menace pour la paix et la sécurité internationales.

La communauté internationale doit renforcer ses efforts pour éviter à tout prix le scénario désastreux d’un terrorisme de destruction massive, a-t-elle averti devant le Conseil de sécurité, relevant le lien croissant entre nouvelles technologies et armes de destruction massive. 

En effet, la mondialisation facilite la circulation rapide des dernières découvertes en matière de sciences et de technologies, qui peuvent être utilisées par les terroristes. Des technologies qui étaient autrefois considérées comme le domaine réservé d’experts militaires sont ainsi désormais accessibles à nombre de personnes, y compris mal intentionnées.

Enfin, l’apparition des réseaux de plus en plus complexes permet de mieux dissimuler les trafics ; il faut donc mieux coopérer sur le plan international et, si ces armes devaient être utilisées, faire en sorte de poursuivre et de juger les responsables.

Le débat, animé par une soixantaine d’interventions, s’est largement concentré sur la mise en œuvre de la résolution 1540. S’ils ont avancé des priorités variées, les orateurs ont insisté sur la nécessité pour tous les États de mettre pleinement en œuvre cette dernière. 

Adoptée en 2004 par le Conseil de sécurité, la résolution 1540 visait essentiellement à empêcher que des acteurs non étatiques, y compris des terroristes, acquièrent, développent, fabriquent et utilisent des armes nucléaires, chimiques et biologiques. Elle a été l’objet d’un examen approfondi en 2016, conclu en décembre par l’adoption d’un nouveau texte, la résolution 2325 (2016), qui fixe la voie pour sa pleine mise en œuvre.

L’ambassadrice Nguyên Phuong Nga, cheffe de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU, a hautement apprécié le rôle de la diplomatie multilatérale de l’ONU et la coopération entre l’ONU et les mécanismes, acteurs nationaux, régionaux et mondiaux dans les efforts de non-prolifération et de désarmement, notamment l’adoption des résolutions 2325 et 1540.

Elle a également souligné les contributions importantes des zones exemptes d’armes nucléaires dans les efforts de non-prolifération, et s’est félicitée des négociations en cours sur un traité d’interdiction des armes nucléaires en vue de leur élimination totale.

L’ambassadrice Nguyên Phuong Nga a affirmé la position conséquente et l’engagement vigoureux du Vietnam à l’égard du désarmement et de la lutte contre la prolifération, et indiqué le droit des États à utiliser des technologies et matériaux chimiques, biologiques et nucléaires à des fins pacifiques.

Elle a souligné la nécessité de renforcer l’aide aux pays, notamment ceux en développement, de mettre en œuvre efficacement les résolutions pertinentes, d’élaborer et de déployer leurs stratégies nationales pour faire face aux nouvelles formes de criminalité. – VNA