Hanoï (VNA) - Le Vietnam poursuit une restructuration économique fondée sur la création d’emplois et l’augmentation de la productivité du travail, deux politiques importantes qui impliquent d’améliorer le niveau de qualification des travailleurs.


Globalement, environ 1,63 million de personnes ont trouvé un emploi en 2016. Photo : Vân Anh/CVN
En 2016, le Fonds national sur l’emploi a aidé près de 100.000 personnes à trouver un emploi, a indiqué Nguyên Thi Hai Vân, responsable du Département de l’emploi du ministère du Travail, des Invalides de guerres et des Affaires sociales. Et ce fonds, a-t-elle ajouté, accorde une grande préoccupation aux handicapés et aux membres des minorités ethniques en vue de leur accès aux divers crédits destinés au développement de la production et du commerce.

Globalement, quelque 1,63 million de personnes ont trouvé un emploi en 2016, soit 2,2% de plus que le plan annuel fixé. Il s’agit d’une croissance encourageante dans le contexte socio-économique actuel du Vietnam. Environ 1,5 million de ces personnes travaillent au Vietnam, les autres à l’étranger, un segment du marché de l’emploi qui a connu de grands succès en 2016 : plus de 120.000 personnes sont parties, soit une hausse de 20% en un an. L’envoi de travailleurs à l’étranger contribue notablement au refus de la pauvreté comme à l’acquisition des connaissances et du savoir-faire modernes bénéficiant au pays dès leur retour.

Accélérer le développement du niveau des personnels 

Selon Nguyên Thi Hai Vân, jusqu’à maintenant, la croissance économique du Vietnam repose sur des avantages tels que ses ressources naturelles ou les divers financements de l'essor économique dont le pays bénéficie. Pour assurer la durabilité du développement du pays, il faut nécessairement changer de modèle de croissance, changement qui aura une incidence sur la restructuration de l’économie nationale.

Mais, quel modèle de croissance ? Selon elle, la croissance lors des années à venir doit reposer sur une augmentation de la productivité du travail, de la qualité, ainsi que de la compétitivité économique. 

Cela pose un défi majeur au pays, car le changement de modèle de croissance implique, comme la restructuration de l’économie, un transfert de ressources humaines du secteur primaire aux secteurs du secondaire, du tertiaire et du quaternaire. Or, la réalité actuelle au Vietnam, c’est une majorité des personnes travaillant dans le premier secteur ayant un niveau de formation faible, et pour les deux qui suivent, une application des sciences et des technologies modernes toujours modeste et une faible productivité du travail. 


Les travailleurs bien formés sont toujours appréciés par les entreprises étrangères. Photo : Quang Châu/CVN
Le Vietnam a un réel besoin de disposer de travailleurs qualifiés en mesure de s’adapter à toutes les évolutions de son économie. Et il faut y parvenir par tous les moyens, car il s’agit d’une nécessité vitale pour le développement socio-économique du pays. D’autant plus que, sur le plan de l’emploi, au fur et à mesure de la transition vers un modèle de croissance fondé sur les technologies et une valeur ajoutée plus élevée comme de la restructuration, les travailleurs devront posséder un niveau de plus en plus élevé pour trouver un travail.

L’ouverture du Vietnam et de son économie, comme leur intégration internationale, offrent de nombreuses opportunités d’attirer les capitaux à diverses fins et de créer des emplois pour la population. Les travailleurs qui possèderont une formation, une expérience professionnelle et une bonne maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères pourront bénéficier d’une meilleure rémunération comme d’une plus forte mobilité professionnelle.

Mais dans ce processus, de nouveaux défis apparaîtront, notamment une concurrence de plus en plus forte, et un déséquilibre entre offre et demande d’emploi allant croissant sur le marché domestique... -CVN/VNA