Le navire américain lance-missiles USS Lassen. Photo: Reuters
 

Selon l’AFP, le 27 octobre, le navire américain lance-missiles USS Lassen a navigué à moins de 12 milles d'îles artificielles que la Chine construit illégalement dans la zone de l’archipel de Truong Sa (Spratly) du Vietnam.

L’AFP a rapporté les propos d’un responsable américain de la Défense selon lesquels les Etats-Unis opèrent de manière habituelle en Mer Orientale conformément au droit international. Il a souligné que ces activités ne concernent pas la question de la souveraineté sur ces îles.

D’après Reuters, l'USS Lassen s’approcherait des îlots de Xu Bi et de Vanh Khan dans l’archipel de Truong Sa (Spratly) du Vietnam. Il pourrait être escorté par des avions de patrouille P-8A et P-3, lesquels sont en opération régulière dans cette zone. D'autres patrouilles pourront être effectuées dans les semaines prochaines.

L’administration du président Barack Obama a affirmé à plusieurs reprises que les Etats-Unis voleront, navigueront et opèreront là où le droit international le permet, et que la Mer Orientale n’est pas et ne sera pas une exception.

Le Vietnam ​possède suffisamment de preuves juridiques et historiques concernant sa souveraineté ​sur les archipels de Hoang Sa (Paracel) et de Truong Sa (Spratly), dont les îlots de Xu Bi et de Vanh Khan.

Le 15 octobre, suite à la publication d'une information par le New York Times selon laquelle les États-Unis avaient ​discuté avec plusieurs pays asiatiques de la réalisation de patrouilles de navires dans ​une zone de 12 nautiques autour des îles artificielles construites en Mer Orientale par la Chine, le porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères Le Hai Binh a souligné : « Nous savons tous que la Mer Orientale ​a un rôle extrêmement important pour l’Asie du Sud-Est ​comme pour le monde entier. Les pays, qu'ils soient ​dans ou hors de la région, sont également responsables ​dans le maintien et la promotion de la paix, de la stabilité, de la liberté et de la sécurité de la navigation aérienne et maritime dans cette zone ».

« Ces contributions doivent être fondées sur le droit international, notamment la convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 et la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC), et doivent également porter ​sur l’élaboration du Code de conduite en Mer Orientale (COC) », a-t-il conclu. -VNA