À l’issue de quatre ans de réalisation, le Programme de partenariat pour l’innovation, financé par le gouvernement finlandais, a obtenu des résultats remarquables. En particulier, une grande partie des 60 sous-projets a permis d’améliorer le revenu de personnes démunies.

Entre 2009 et 2013, le gouvernement finlandais a financé la première étape du Programme de partenariat pour l’innovation (PPI). Ce projet coopère avec les entreprises, institutions, universités et instituts de recherche pour renforcer le système «renouvellement-innovation» du Vietnam. Il encourage également l’établissement d’un partenariat entre organismes vietnamiens et finlandais.

Le développement des sciences et technologies permet aux entreprises d’être plus compétitives sur le marché domestique et international. Jusqu’à présent, l’innovation des entreprises vietnamiennes reste modeste. Les entrepreneurs hésitent à investir dans le développement des produits. Face à cette situation, le gouvernement vietnamien veut renforcer le système «renouvellement-innovation» pour aider les entreprises nationales à être plus compétitives. La Finlande possède de nombreuses expériences en la matière. Ainsi, l’IPP est réalisé avec l’aide du gouvernement finlandais.

La première étape du programme a pris fin en août 2013, avec le montant de 7,1 millions d’euros dont 89% de la part de la Finlande. Plus de 60 organismes, entreprises vietnamiens et une dizaine de compagnies finlandaises en ont bénéficié. Les premiers résultats remarquables ont été enregistrés à l’issue des quatre ans de réalisation du programme. Et voici quelques exemples.

Bâtonnets d’encens et bougies naturels

Durant cinq ans (2004-2009), la Compagnie de commerce Nhà Viêt a procédé aux études sur la culture de l’hibiscus et l’exploitation des potentiels de cette végétation, considérée comme plante médicinale. Des recherches en vain. Grâce à l’IPP, depuis 2009, la culture de l’hibiscus à titre expérimental de cet établissement a remporté des succès étonnants. Cette plante a été acclimatée sur les collines arides de l’île de Cat Bà (ville portuaire de Hai Phong, Nord). Là, l’hibiscus se développe bien, les cultivateurs ne doivent pas avoir recours aux insecticides. La culture de l’hibiscus sur l’île de Cat Bà a donné une production élevée, avec une efficacité économique plus importante que la riziculture (trois fois plus). Aujourd’hui, les locaux se concentrent sur le développement de cette culture. La superficie consacrée à l’hibiscus augmente fortement (200% par an). Une bonne option pour les pauvres du district insulaire. Le résultat du projet de la Compagnie de commerce Nhà Viêt, assisté par l’IPP, est bien apprécié par le Service des sciences et technologies, le Comité populaire du district insulaire de Cat Bà et le Programme de partenariat pour l’innovation. 


Forum vietnamo-finlandais sur l'innovation, en octobre 2013 à Hanoi.
Avec l’aide du Programme de partenariat pour l’innovation, l’Institut vietnamien de recherche et de développement des métiers dans les régions rurales a bien réalisé le projet de production de bâtonnets d’encens et de bougies naturels. Ces produits ne nuisent pas à la santé humaine et sont respectueux de l’environnement. Selon la responsable du projet, Nguyên Bao Thoa, les bâtonnets d’encens et bougies sont faits à partir de matières naturelles comme cannelle, anis étoilé, tsaoko..., donnant des parfums agréables. Contrairement aux bâtonnets d’encens et bougies traditionnels composés de produits chimiques comme benzène, xylène, paraffine... Dans le cadre du projet, l’Institut de recherche et de développement des métiers dans les régions rurales a produit trois lignes de produits avec 18 essences, 10 catégories de bâtonnets d’encens et 20 catégories de bougies.

Le projet donne non seulement des produits respectueux de l’environnement, mais permet également à une partie de la population des régions montagneuses d’avoir un revenu stable. Ainsi, plus de 200 travailleurs dont la plupart sont pauvres et vivent dans les montagnes du district de Sa Pa (province de Lào Cai, Nord), participent à la culture des plantes (tsaoko par exemple) servant de matière première. Auparavant, le tsaoko était destiné à l’exportation pour la Chine, ne donnant pas de grands revenus. Aujourd’hui, il est extrait pour avoir de l’essence, donnant une valeur trois ou quatre fois de plus importante.

D’autre part, les habitants commencent à participer à la production de bâtonnets d’encens, de bougies et d’essences. L’institut a transfert la technique à la population, donné des cours de formation à l’intention des habitants pour les aider à bien produire. En 2013, la première étape du Programme de partenariat pour l’innovation a pris fin, la recette de l’institut a atteint 530 millions de dôngs, fait savoir la responsable du projet Nguyên Bao Thoa. Elle espère que dans cinq ans prochains, trois lignes de produits (bâtonnets d’encens, bougies et essences) donneront des recettes de 2,5 milliards de dôngs.

La seconde étape du Programme de partenariat pour l’innovation disposera d’un budget plus important, 10 millions d’euros. -VNA