Photo d'illustration : AFP/VNA

Hanoi (VNA) – Le porte-parole de l’armée philippine, le général de brigade Restituto Padilla, a confirmé le 26 juin un enlèvement de sept marins indonésiens quatre jours avant cette date. Selon lui, ces nouvelles victimes sont probablement retenues dans la province de Sulu.

Le général de brigade Restituto Padilla a annoncé à la presse que ces sept marins indonésiens avaient été enlevés au large de l’Indonésie le 22 juin, aux alentours de 11h. Actuellement, les militaires basés à l’ouest de Mindanao évaluent la situation et élaborent un plan d’action.

Restituto Padilla n’a pas donné d’autres détails sur cet enlèvement qui a incité Jakarta à suspendre l’envoi de charbonniers aux Philippines.

Le 23 juin, la ministre indonésienne des Affaires étrangères, Retno Marsudi, a affirmé à la presse que la suspension des exportations de charbon aux Philippines se prolongera jusqu’à ce qu’il y ait une garantie de sécurité du gouvernement philippin. L’Indonésie fournit environ 70 % des importations de charbon aux Philippines. Elle les a appelées à garantir la sécurité dans les zones maritimes au Sud pour assurer la fluidité des activités économiques de la région.

C'est la 3e fois en 2016 que des marins indonésiens sont enlevés aux larges de Sulu.

Le groupe islamiste Abou Sayyaf n'a pas revendiqué son implication dans cette dernière affaire.

En mars et avril, 14 marins indonésiens avaient été enlevés par Abou Sayyaf puis libérés en mai.

Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l'insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 100.000 morts depuis les années 1970 dans le sud des Philippines.

Le président élu des Philippines, Rodrigo Duterte, a créé la surprise en évoquant le 26 juin la possibilité de discussions avec ce groupe islamiste.-VNA