Du 26 au 30 décembre, le spectacle des marionnettes sur l’eau « Andersen au Vietnam » a été présenté au public français au Théâtre Claude Lévi-Strauss, dans l’enceinte au Musée du Quai Branly à Paris.

Cette manifestation a été organisée en l’honneur du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la France, inaugurant l’Année du Vietnam en France 2014. Le spectacle est une adaptation de trois célèbres contes, porteurs de belles valeurs humaines, de l’auteur danois Hans Christian Andersen : L’intrépide soldat de plomb, Le vilain petit canard, et La petite sirène.

Il est le fruit d’une coopération entre le Théâtre national des marionnettes sur l’eau du Vietnam et la société française Interarts Lausanne. Le spectacle est né de la rencontre et de la collaboration d’une équipe vietnamienne et française autour de Ngo Quynh Giao, sculpteur, metteur en scène, ancien directeur du Théâtre national des marionnettes sur l’eau du Vietnam, qui est l’âme du projet, rejoint par Jean-Luc Larguier, administrateur délégué d’Interarts Lausanne pour l’adaptation françaises et la coordination artistique du projet, Nguyen Tien Dung, directeur adjoint du Théâtre national des marionnettes sur l’eau du Vietnam, pour la mise en scène et le suivi du projet à Hanoi, Henry Torgue pour la musique et Christophe Pitoiset pour la lumière, pour ne citer qu'eux.

Cet art traditionnel du Vietnam a conquis de nombreux spectateurs étrangers.
Lors de cette tournée en France, le Théâtre national des marionnettes sur l’eau du Vietnam et la société Interarts ont travaillé main dans la main pour modifier certains détails de sorte que le spectacle réponde mieux aux attentes du public français. On peut citer notamment le rideau en fils plastiques au lieu de celui en bambou, le décor de la scène plus sombre que celui de la scène traditionnelle.

En outre, puisque le bassin qui sert de scène pour manipuler les marionnettes en France n’a qu’une profondeur de 50 cm alors que la hauteur d’eau nécessaire aux spectacles traditionnels est habituellement d’un mètre, les marionnettistes ont dû faire des répétitions dans la position «à genou».

En plus, le nombre de marionnettistes a été réduit de 20 à 9 personnes, synonyme de doublement du travail à effectuer. Les trois numéros, qui adoptent une présentation contemporaine grâce aux techniques modernes de son et lumière reflétant les rythmes de la vie, ont apporté un souffle de nouveauté et renforcé l’attractivité de cet art traditionnel du Vietnam. Ils ont ainsi conquis le public français, notamment les plus jeunes.

Lors d’un entretien, Nguyen Tien Dung, directeur adjoint du Théâtre national des marionnettes sur l’eau, a confié : « Adapter une œuvre littéraire à l’art des marionnettes est une expérimentation audacieuse, il faut effectuer un travail créatif tout en veillant au maintien de ce qui fait leur identité ».