Hô Chi Minh-Ville (VNA) - La conférence scientifique "Situation et mesures pour développer l'intelligentsia dans les domaines des sciences et des technologies à Hô Chi Minh-Ville lors de l’accélération de l'industrialisation et de la modernisation" s'est tenue le 28 février dans la mégapole du Sud.

Les jeunes intellectuels ont besoin de travailler dans un environnement scientifique favorable.

L’objectif de la conférence était de trouver des mesures pour développer les ressources scientifiques et technologiques en mesure de répondre aux besoins de développement de la ville.

Actuellement, l’établissement de prévisions demeure un point faible de la gestion de l'environnement de travail scientifique. On constate que de nombreux problèmes ne sont pas anticipés assez précocement, ce qui entraîne des retards dans la recherche de solutions ou de mesures efficaces, a exprimé le Pr-Dr Nguyên Ngoc Giao, président de l'Union des sciences et des technologies de Hô Chi Minh-Ville.

La mégapole du Sud recense environ un million de personnes (21% du corps des intellectuels du Vietnam) qui travaillent dans près de 100 universités et écoles supérieures, 218 organisations relatives aux sciences et aux technologies, ainsi que plus de 100.000 entreprises.

Lors de cette conférence, les scientifiques ont avancé de nombreuses mesures pour développer l'intelligentsia, en soulignant l’importance des relations entre intellectuels et entreprises. Dans ce principe, les scientifiques doivent savoir faire des «affaires», tandis que les entrepreneurs doivent s’intéresser aux sciences, ce afin que les résultats de recherche servent au plus grand nombre.

Suivant la même opinion, le Pr-Dr Lê Minh Triêt, vice-président de l’Association de physique de Hô Chi Minh-Ville, a signalé que la ville devrait construire une force collective de recherche scientifique et technologique de sorte que les personnes à la tête des organismes divers soient très compétentes. Aujourd’hui, beaucoup de scientifiques participent aux tâches de gestion, d'où leur manque de temps consacré à la recherche. Ainsi, la formation future des ressources humaines devra reposer sur des prévisions établies sur la situation réelle afin d’obtenir de meilleures performances.

Nécessité d'un environnement favorable aux scientifiques

L’emploi des jeunes intellectuels reste la priorité du Centre de recherche biologique.

Selon une enquête du groupe du projet "Édification de l'intelligentsia dans les domaines des sciences et des technologies de Hô Chi Minh-Ville lors de l’accélération de l'industrialisation et de la modernisation du pays", 36,9% des diplômés universitaires sont efficacement employés ; 48,2% sont à un niveau normal ; et 14,9% sont sous-exploités. Chez les titulaires d’un master, ces taux sont respectivement de 41,7%, 47,8% et 10,5% ; et chez les doctorants, de 54%, 32% et 14%. On voit donc que l'utilisation de la matière grise reste peu élevée et que le phénomène de "gaspillage de matière grise" et de "fuite des cerveaux" demeure.

Selon Lê Minh Triêt, la "fuite des cerveaux" est une situation actuelle, au Vietnam, comme dans beaucoup d’autres pays. L’expérience montre qu’il est important de créer un environnement dédié à l’activité scientifique et technologique pour les intellectuels. Hô Chi Minh-Ville possède toutes les conditions pour former des ressources pour la recherche et créer des environnements favorables aux intellectuels. C’est la même chose concernant la fuite des cerveaux, si l’on sait résoudre les problèmes existants. En outre, la recherche est toujours une "aventure", de sorte qu’il faut diminuer les formalités, en particulier administratives, ainsi qu’augmenter les ressources financières.

Concernant les mesures pour améliorer la qualité du corps d’intellectuels, le Pr-Dr Nguyên Thê Nghia, vice-président de l'Union des sciences et des technologies de Hô Chi Minh-Ville, a suggéré d'augmenter l’investissement dans le développement des sciences et des technologies, afin d’atteindre 3% du budget public consacré à ce domaine en 2017, et 5% en 2020. En particulier, il vaut mieux verser au moins 50% de ces budgets à la recherche scientifique, plutôt que les 20% actuels.

Enfin, les participants ont également recommandé que les diplômés puissent être plus actifs dès après la sortie de l'école. "S’ils ne trouvent pas d’emploi correspondant à leurs capacités, les jeunes scientifiques devraient penser à s’engager dans des start-up. C’est un bon environnement pour la création et l’innovation", a souligné Nguyên Ngoc Giao. -CVN/VNA