9e rencontre des enfants brillants issus de milieux fragiles, le 30 mai à Hanoi. Photo : VNA

 

Hanoi (VNA) - Plus d’une cinquantaine d’enfants, issus de milieux fragiles, ont été récompensés pour leurs résultats scolaires, le 30 mai à Hanoi. Tout un symbole alors que le Mois de l’enfance vient tout juste de débuter.

L’événement, qui arrive déjà à sa 9e édition, a été organisé par le ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, en collaboration avec le Fond de patronage des enfants du Vietnam. La date n’a pas été choisie au hasard, coïncidant avec la Journée internationale de l’enfance du 1er juin et avec le Mois de l’enfance. Ce dernier a pour thème cette année «Pour un quotidien sûr et la lutte contre les accidents domestiques chez les enfants».

Le profil des lauréats reflète chacune des facettes de la précarité vietnamienne : une quarantaine de petites filles, une dizaine d’orphelins ou encore plus d’une vingtaine de jeunes issus de minorités ethniques. Tous doivent affronter des conditions difficiles, mais tous ont démontré leur volonté pour s’en sortir et obtenir de très bons résultats à l’école.

Ainsi, la vice-ministre du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, Dào Hông Lan, a loué les efforts de ces enfants pour atteindre leurs objectifs scolaires. «Bien qu’ils vivent dans des conditions difficiles, ils ont toujours conscience de faire des efforts pour leurs études. Ils ont pour objectif de rafler de nombreux prix prestigieux dans les concours organisés aux niveaux provincial et national», a-t-elle souligné.

Des récompenses à la hauteur de leurs efforts

Parmi cette cinquantaine de parcours de vie, il y a Nguyên Dang Khoa, 13 ans, venu de la ville portuaire de Hai Phong (Nord). Aveugle dès la naissance, prématurée (il pesait à peine un kilo à la maternité), il a grandi dans une famille pauvre. Mais cela ne l’a pas empêché de remporter le 3e prix du concours national «J’aime l’histoire du Vietnam». Une matière qui insuffle de l’inspiration au jeune garçon. «S’engager à apprendre l’histoire m’offre l’opportunité de mieux comprendre la tradition de mon pays», a-t-il confié.

Tous doivent affronter des conditions difficiles, mais tous ont démontré leur volonté pour s’en sortir et obtenir de très bons résultats à l’école.

Le garçonnet aveugle ne compte pas en rester là, puisqu’il compte participer à d’autres concours nationaux, dont celui de littérature et d’anglais. Khoa pense déjà à son avenir, et souhaite devenir enseignant. «C’est un métier unique et qui s’accorde avec ma cécité», a-t-il glissé.

Autre lauréat, autre histoire. Dich Thi Nhung, orpheline issue de l’ethnie minoritaire Tày de la province de Cao Bang (Nord), a remporté pendant cinq années de suite le prix de la meilleure écolière. Son rêve : intégrer la police. «C’est un métier utile, et qui permet d’instaurer la paix dans le pays», a partagé la petite fille.

Les lourdes histoires familiales peuvent peser sur le destin des enfants. Avec un entourage souffrant de troubles mentaux, Thào A Tre a intégré un foyer pour personnes en situation difficile de la province de Diên Biên (Nord), et ce depuis l’âge de 9 ans. Tre ne compte cependant pas s’apitoyer, et sa situation personnelle le pousse à aller encore plus loin dans les études. «Je vais faire tous les efforts pour devenir un médecin, afin de guérir mon père», a poursuivi ce dernier-né d’une famille de quatre enfants appartenant à l’ethnie minoritaire H’mông. Le garçon va sans doute encore s’en souvenir de cette cérémonie du 30 mai : il a pu rencontrer, pour la première fois, le président de la République.

En écho au Mois d’action en faveur de l’enfance, le Fond de patronage des enfants du Vietnam a offert en outre des cadeaux, mais aussi remis des bourses d’études à environ 5.000 enfants dans l’ensemble du pays, sans oublier de fournir des assistances matérielles et financières aux familles victimes des catastrophes naturelles de la province de Lào Cai (Nord). Les fonds débloqués ont atteint plus de 2,6 milliards de dôngs. -CVN/VNA