dimanche 20 août 2017 - 00:06:18

Le Vietnam veut envoyer 90.000 travailleurs à l’étranger

Imprimer

Le Vietnam souhaite envoyer cette année 90.000 travailleurs à l’étranger, contre 88.300 l’an dernier. Pour atteindre cet objectif, l’accent est mis sur l’amélioration de la qualité de la main-d’œuvre.

L’année dernière a été chaotique pour l’envoi des travailleurs à l’étranger. Plus de 10.000 Vietnamiens ont dû rentrer de Libye. Le séisme et le tsunami de mars 2011 au Japon ont eu un fort impact sur l’envoi de travailleurs vietnamiens. Pour ne rien arranger, la récession a obligé certains pays à revoir à la baisse leur demande en main-d’œuvre étrangère.

En 2012, l’exportation de main-d’œuvre montre cependant des signes encourageants. Après la récente visite du Premier ministre Nguyên Tân Dung au Japon, les deux pays se sont mis d’accord sur l’envoi à ce pays d’infirmières et de garde-malades vietnamiens.

De plus, selon l’Association de coopération et de formation internationale du Japon (JITCO), le Japon a un grand besoin de travailleurs dans l’agriculture, un secteur où les Vietnamiens ont un grand savoir-faire.

Cette année, la République de Corée recevra 15.000 travailleurs vietnamiens ayant déjà passé l’examen de langue. Parmi eux, 11.700 travailleront dans la fabrication, 1.300 dans la pêche, un millier dans la construction et un millier dans l’agriculture.

Environ 140 entreprises vietnamiennes ont un permis d’envoi de travailleurs en Malaisie, un pays qui compte actuellement 200.000 travailleurs vietnamiens dans les secteurs de la fabrication, de la construction, de l’agriculture, des services et du ménage.

Selon les prévisions, la Libye recevra à partir de juin prochain des travailleurs vietnamiens. «C’est une bonne nouvelle puisque les demandes de ce marché conviennent à la capacité de nos travailleurs et que les salaires sont bons», remarque le chef adjoint du Département de gestion des travailleurs à l’étranger, Dào Công Hai

Les marchés asiatiques notamment Taïwan (Chine), la Malaisie, la République de Corée et le Japon sont des «marchés traditionnels» du Vietnam. Le nombre de travailleurs vietnamiens y est estimé à plus de 200.000, soit 40% du total recensé dans plus de 40 pays et territoires où ils sont embauchés. «Cette année, il faudra maintenir les effectifs sur les marchés traditionnels», indique-t-il.

Pour atteindre l’objectif d’envoyer 90.000 travailleurs à l’étranger, le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires étrangères appliquera des mesures adéquates. Son vice-ministre Nguyên Thanh Hoà considère qu’il faut moderniser la sélection, la formation et les ateliers pratiques pour les travailleurs avec la construction d’établissements de formation professionnelle.

La gestion des travailleurs à l’étranger sera renforcée. Le Département de gestion des travailleurs à l’étranger a demandé aux agences spécialisées dans ce domaine d’envoyer des représentants dans les pays où sont présents un grand nombre d’employés vietnamiens afin de les assister et de coopérer avec les services compétents en vue de régler tous les problèmes qui pourraient surgir.

Pour concurrencer les autres exportateurs de travailleurs, il faut améliorer la qualité de la main-d’œuvre sur le plan professionnel. Le chef du bureau d’exportation des travailleurs de la compagnie Saigontourist à Hô Chi Minh-Ville, Ta Quang Minh, informe que cette année, malgré des difficultés, sa compagnie enverra 500 travailleurs en République de Corée, au Japon, en Malaisie et au Moyen-Orient.

«Les besoins sont importants. L’essentiel est que les travailleurs répondent à l’attente de nos clients», insiste Ta Quang Minh. De plus, les compagnies vietnamiennes doivent coopérer avec les écoles professionnelles étrangères pour élaborer des programmes de formation convenables. Elles doivent aussi anticiper les besoins du marché.

Le chef du Département de gestion des travailleurs à l’étranger, Lê Van Thanh, souligne : «Hormis la formation professionnelle, il faut s’intéresser aussi à l’enseignement des langues étrangères, à l’information sur les lois et la culture du pays d’accueil. Ce que certaines agences d’envoi de main-d’œuvre font déjà». - AVI

Vos commentaires sur cet article ...
Autres