Hanoi (VNA) - Après le succès du festival en 2016, le groupe "Dinh làng Viêt" a organisé cette année le festival «Têt Viêt» dimanche 22 janvier, pour célébrer le Nouvel An lunaire du Coq. Une vingtaine d’ambassadeurs ont participé afin d’honorer les valeurs historiques, culturelles et artistiques du costume traditionnel áo dài et de la maison communale dinh.

L’ambassadeur du Vietnam auprès de l’UNESCO, Pham Sanh Châu (centre), présente les costumes de +áo dài+ au festival «Têt Viêt».


"Dinh làng Viêt" est une collectivité regroupant les amoureux de la maison communale dinh. Formé en 2013, ce groupe attire désormais de nombreux adhérents venant de tous les coins du pays et organise entre eux des séjours pour visiter différentes dinh dans le Nord du Vietnam. En 2016, le groupe a organisé avec succès le festival «Têt Viêt» et a partagé au public les valeurs culturelles du Têt traditionnel du peuple vietnamien.

Cette année, "Dinh lang Viêt" organise une fois encore son festival «Têt Viêt» à la maison communale dinh au village So, district de Quôc Oai, à Hanoï. Impressionné des travaux du groupe, l’ambassadeur du Vietnam auprès de l’UNESCO, Pham Sanh Châu, qui participe aux activités, est devenu organisateur, ambassadeur, artiste et même porte-parole des activités du festival.

Le programme du festival, à l’exception de présenter les traits particuliers du Têt traditionnel du peuple vietnamien, insiste à honorer les valeurs historiques, culturelles et artistiques du costume áo dài (tunique traditionnelle des Vietnamiens) et de la maison communale dinh. D’autant plus que cette fois, une vingtaine d’ambassadeurs ont accepté l’invitation et ont vécu des moments authentiques du Têt à l’intérieur d’une des plus fameuses dinh, au village So de l’ancienne Xu Doài du delta du fleuve Rouge.

Une belle occasion pour présenter la culture traditionnelle


Une artisane présente aux invités les techniques de confection des +banh chung+ (gâteaux de riz carrés garnis de viande).

Étant la personne en charge des programmes culturels du Vietnam à l’étranger, Pham Sanh Châu partage avec plaisir ses souhaits à l’égard des activités du festival «Têt Viêt» pour le Nouvel An du Coq. «Cette année, c’est une bonne initiative d’inviter les amis étrangers. Ce festival est extraordinaire, authentique et original», dit-il en souriant.

De ce fait, le festival a organisé plusieurs activités du Têt vietnamien, comme l’implantation de la perche en bambou nêu, la calligraphe du nôm, les oratorios folkloriques et le chant cua dinh typique des régions du Nord. De plus, les participants du festival sont vêtus des traditionnels áo dài.

La queue pour le rituel traditionnel devant la porte de la maison communale.

Une vingtaine d’ambassadeurs ont participé à cet événement sacré. Parvathaneni Harish, ambassadeur de l’Inde au Vietnam, était très ravi de cette invitation. «C’est mon premier Têt ici. Les deux pays ont beaucoup de points communs et je pense que ce festival est la meilleure occasion pour que les étrangers comme moi puissent découvrir la culture du Vietnam», raconte-t-il.

Azzeddine Farhane, ambassadeur du Maroc au Vietnam, est très intéressé par ce festival, souhaitant découvrir davantage la vie traditionnelle du Vietnam. «Je n’avais pas encore eu la chance de vivre ce moment. J’ai donc décidé cette année de partager avec vous la joie de célébrer cette fête», s’exclame-t-il.

Rémi Lambert, premier chargé d'affaires auprès de l’ambassade de France au Vietnam, est arrivé au festival avec joie. «Le Vietnam accueille beaucoup de visiteurs étrangers qui s’intéressent autant aux réalisations économiques et sociales qu’à son patrimoine traditionnel. En réalité, le Têt est une fête très connue dans le monde», déclare-t-il.

À l’honneur de patrimoines culturels vietnamiens

Le cœur du festival «Têt Viêt», outre la célébration de la fête du Nouvel An du Coq 2017, est aussi dans la présentation des valeurs de la maison communale dinh et du costume traditionnel áo dài, et plus particulièrement celui des hommes. «L'áo dài me fait distinguer des autres cultures. Il me donne une tranquillité qui accompagne mes actions et mes conduites, faisant de moi un homme plus tolérant, s’exprime Pham Sanh Châu. Il permet à chaque Vietnamien d’exprimer leur pensée à leur ancêtre».

Pour sa part, Rémi Lambert confirme que l'áo dài est certainement «l’ambassadeur» de la couture vietnamienne. Il souhaite que celui-ci reçoive plus d’intérêt du Comité international du patrimoine culturel dans un avenir proche.

Par ailleurs, les invités sont très optimistes suite au fait que le dossier de la dinh soit accepté par ledit Comité. Et c’est toujours Pham Sanh Châu qui est le chef de la préparation de ce dossier, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et la Commission nationale de l’UNESCO du Vietnam.

Cette fois, Rémi Lambert souhaite également que la dinh du Vietnam soit reconnue dans monde entier. «La maison communale représente le pont entre l’histoire et la vie en communauté au Vietnam. C’est une bonne chose que l’on peut mettre en valeur cet élément de l’architecture et de la vie sociale des communes vietnamiennes», partage-t-il. -CVN/VNA