En 2020, le Vietnam devrait compter 1.500 supermarchés. Photo : An Hiêu/VNA

Hanoi (VNA) - Le marché de vente au détail vietnamien possède actuellement de nombreuses ressources. D’un côté, grâce à sa grande part qui n’a pas encore été exploitée. Et de l’autre, grâce aux faveurs obtenues suite à une série d’accords commerciaux signés.

À l’heure actuelle, au Vietnam, de nombreux endroits, surtout à la campagne, ne sont pas encore affectés par les réseaux de vente au détail.

Selon la société Business Monitor International (BMI), spécialiste indépendant et reconnu au niveau mondial de l'analyse des risques pays et des études sectorielles, notamment  sur les marchés émergents et frontières, les recettes du marché de vente au détail vietnamien passeraient de 102 milliards de dollars en 2015 à 179 milliards en 2020.

Pour l’heure, les réseaux de distributions modernes ne couvrent que 25% du marché avec 700 supermarchés et 132 centres commerciaux. Pourtant, en 2020, selon les prévisions, ce taux de couverture s’élèverait à 45% avec 1.500 supermarchés et 180 centres commerciaux.

En fait, cet actuel pourcentage de 25% reste assez faible par rapport à celui des pays voisins tels que les Philippines (33%), la Thaïlande (34%), la Chine (51%), la Malaisie (60%) ou Singapour (90%).

De grands enjeux à venir

Grâce à une très grande part disponible pour investir, combinant avec la réduction des taxes douanières, le marché de vente au détail vietnamien possède à l’heure actuelle des ressources et des opportunités colossales.

Concrètement, jusqu’en 2018, grâce aux accords commerciaux signés, les taxes douanières pour la majorité des marchandises seront réduites à 0% (gratuites). Leur plus haut niveau ne sera même que de 5%. D’ailleurs, ce secteur sera capable d’attirer plus d’investissements aséaniens, a fait savoir Dang Trân Hai Dang, directeur adjoint du Centre d’étude de la Société boursière VietinbankSc, à l’occasion d’un séminaire récent intitulé «La grande distribution au Vietnam : opportunités et défis».

Pour l’heure, les réseaux de distributions modernes ne couvrent que 25% du marché. Photo : Thanh Vu/VNA

Avec ce niveau de taxes, les fusions et acquisitions (Mergers and Acquisitions - M&A en anglais) sont les façons les plus courtes pour le développement des entreprises étrangères au Vietnam, a-t-il ajouté. Les entreprises vietnamiennes pourraient être confrontées au risque de tomber dans les mains des investisseurs étrangers.

En effet, reconnaissant ces opportunités, ces derniers temps, de nombreux investisseurs étrangers tels que la Thaïlande, le Japon ou la Corée du Sud ont inverti dans ce terrain fertile à travers plusieurs opérations de M&A. On peut en citer une opération récente du groupe japonais Aeon dans laquelle ce dernier a acheté à la fois 30% des actions de Fivimart et 49% des actions de Citimart. Ou une autre opération très mentionnée est l’appropriation de Diamond Plaza par le groupe sud-coréen Lotte en possédant 70% de ses actions.

La concurrence des entreprises étrangères possédant des ressources financières très fortes et des meilleures expériences de gestion est un défi important à relever pour le Vietnam.

Toutefois, ce dernier connaît déjà deux points positifs : l’avantage du terrain et la connaissance des profils des consommateurs vietnamiens. De plus, les entreprises nationales peuvent s’appuyer sur la familiarité de leurs marques ainsi que sur leurs savoirs des lois vietnamiennes. Et, selon des estimations des spécialistes, la concentration sur les services clientèles est la clé menant au succès. -CVN/VNA