Dès les premiers jours de l’entrée en vigueur de la baisse du droit d’enregistrement et des frais d’immatriculation des automobiles, nombre de propriétaires sont allés accomplir leurs formalités de transfert de propriété.

En effet, en application de l’arrêté 23/2013/ND-CP du gouvernement, le Service fiscal de Hanoi a annoncé un nouveau tarif des frais d’immatriculation des véhicules de tourisme de moins de 10 places applicable à partir du 1 er avril 2013, lequel fixe des frais moindres de 15% à 20% pour une première immatriculation, et de 2% à 10% pour une deuxième immatriculation. Ainsi, le Service fiscal de l’arrondissement de Ba Dinh a traité plusieurs dizaines de dossiers d’immatriculation.

Cette baisse contribue à une certaine reprise du marché automobile, encore que la situation diffère suivant que le véhicule soit neuf ou d’occasion.

Pour le neuf, il est clair que le nombre de clients a considérablement augmenté chez les concessionnaires de Hanoi. Au Salon automobile Thang Long, au 67, rue Lê Van Luong, arrondissement de Thanh Xuân à Hanoi, les ventes ont nettement progressé. Et l’un de ses employés, Nguyên Van Tiên, confirme que la clientèle est plus nombreuse qu’il y a peu. « La nouvelle fiscalité stimule directement le marché automobile de la capital e», remarque M. Tiên. 


Le marché automobile reprend grâce à la nouvelle politique fiscale. Photo : CTV/AVI


Si le marché repart, la demande ne porte cependant que sur de petits modèles tels que Matiz, Kia Morning, Hyuandai Getz ou Toyota Vios qui sont offertes à des prix allant de 300 à 600 millions de dôngs. En revanche, concernant le marché de l’occasion, l’effet de cette baisse de fiscalité est nettement plus visible.

Le directeur de la compagnie Anycar, Hà Minh Tuân, explique que si plusieurs clients ont acquis une voiture neuve, cinq occasions sont parties durant la seule première journée de l’entrée en vigueur du nouveau tarif.

En effet, les clients préfèrent un véhicule d’occasion car l’écart des frais d’immatriculation d’avec le neuf est de 13%. Cela n’est pas rien : pour une Hyundai au prix de plus d’un milliard de dôngs, la différence atteint plus de 130 millions de dôngs... « C’est l’occasion qui connaît la plus forte reprise, celle du neuf étant modérée », considère M. Tuân. - AVI