Les représentants de la Thaïlande et du Cambodge ont comparu lundi devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye en vue de vider le différend frontalier qui les oppose depuis longue date.

La délégation thaïlandaise était conduite par le ministre des Affaires étrangères (AE) Kasit Piromya, et celle du Cambodge, par le vice-Premier ministre et ministre des AE Hor Namhong.

Le ministre cambodgien a demandé à la CIJ de prendre des mesures afin d'empêcher une escalade du conflit armé dans la zone du temple khmer de Preah Vihear.

Il a également demandé à ce que la Thaïlande respecte la souveraineté territoriale de son pays et qu'elle procède au retrait de ses troupes de cette zone afin d'y garantir la sécurité et la paix, ainsi que pour protéger ce temple.

La Thaïlande a soulevé l'incompétence de la CIJ pour connaître du différend qui l'oppose au Cambodge.

Elle a ensuite fait savoir que son pays accepte la décision de la CIJ de 1962, laquelle reconnaît que le temple de Preah Vihear est situé sur le territoire cambodgien, mais qu'elle ne statue pas sur les zones entourant ce dernier.

Ce différend territorial grève les relations de ces deux pays depuis de longues années.

En 1962, le Cambodge a soumis cette affaire une première fois à la CIJ qui par décision a reconnu que le temple de Preah Vihear, dont le classement par l'Unesco en 2008 en tant que patrimoine mondial a ravivé les tensions, relève de la souveraineté du Cambodge.

Les deux pays revendiquent une zone de 4,6 km2 située en contrebas de cet édifice sur laquelle cette décision semble n'avoir pas statué...

Une nouvelle série d'incidents violents entre forces armées des deux pays a fait au moins 18 morts, outre l'exode de 85.000 personnes, depuis le 22 avril dernier. -AVI