Les amis français regardent le film "Retour en enfer" qui dénonce les atrocités de la guerre et qui révèle en même temps les douleurs persistantes des victimes de l’agent orange et de leurs familles. Photo: VNA
 

Paris (VNA) - "Journée Vietnam", manifestation de solidarité avec le peuple vietnamien, a été organisée le 22 octobre à Evry Village, en banlieue de Paris, par le Comité du Département de l’Essonne pour le Village de l’Amitié de Van Canh.     

Elle vis​ait à présenter les progrès remarquables obtenus par le Vietnam ces dernières années et à collecter de l’agent en faveur des victimes de l’agent orange/dioxine qui sont soignées au Village de l’Amitié de Van Canh. ​L'occasion aussi d'exprimer ​son soutien ​au procès ​intenté par Mme Tran To Nga contre les sociétés américaines ayant fabriqué l’agent orange/dioxine. Ledit procès se déroule en ce moment au Tribunal de grande instance d’Evry.        

La journée a débuté par la projection du film "Retour en enfer" qui dénonce les atrocités de la guerre et qui révèle en même temps les douleurs persistantes des victimes de l’agent orange et de leurs familles. D​es décennies se sont ​écoulées depuis la fin de la guerre, mais beaucoup d’enfants vietnamiens sont nés avec des malformations. L’agent orange fait encore des victimes de troisième génération.     

Dans le débat qui a suivi, le secrétaire général de l’Association d’amitié France-Vietnam (AAFV) Jean-Pierre Archambault a présenté les progrès remarquables du Vietnam depuis la fin de la guerre en 1975, notamment depuis le Renouveau, il y a 30 ans.

Pour sa part, Raphaël Vahé, président du Comité national français du Village de Van Canh et de l’Association républicaine des anciens combattant (ARAC), a rappelé la naissance du projet "Village de l’Amitié" – un symbole de la réconciliation, de la solidarité pour aider le Vietnam à surmonter les séquelles de la guerre. Il a affirmé le soutien et la solidarité du Comité national français du Village de Van Canh pour venir en aide aux anciens combattants et enfants victimes de l’agent orange soignés à Van Canh.     

​Ensuite, la jeune avocate Sandrine Le Pironnec a attiré l’attention du public dans le grand hall par son exposé sur l’agent orange/dioxine déversé par l’armée américaine pendant la guerre au Vietnam, l’historique du procès des vétérans américains pour demander des dommages​ et intérêts, et le règlement à l’amiable par les fabricants de cette substance toxique en faveur des vétérans américains pour qu’ils closent l'affaire.

Concernant le combat juridique de Mme Tran To Nga, la jeune avocate, qui est la petite-fille d’un ouvrier vietnamien envoyé en France en 1939, avant la Seconde Guerre mondiale, a exprimé son admiration pour le courage de Mme Nga. Pour elle, ​il est injuste que le Vietnam a été meurtri à la fois dans son environnement mais aussi dans sa chair avec les victimes de 2 e  et 3 e  générations qui souffrent de maladies congénitales. Elle pense que les Etats-Unis doivent proposer ​des soins et ​des réparations pour les victimes vietnamiennes.    

Dans un entretien accordé à la VNA, Lucien Duverger-Chatellet, président du Comité départemental de l’Essonne pour le Village de l’Amitié de Van Canh, a fait part de sa fierté que son comité départemental participe efficacement à la collecte de fonds, ce qui permet d'aider les victimes dans l'apprentissage d'un métier et facilite leur insertion à la société.

Pour sa part, Alain Bonnet, secrétaire général du Comité national français du Village de l’Amitié de Van Canh, a parlé des projets du Comité français visant à réparer deux pavillons et la réfectoire du Village de l’Amitié de Van Canh endommagés par ​de récentes pluies diluviennes, et participer à la construction d’un nouveau terrain de jeu pour les victimes.    

Prenant la parole à cette occasion, l’ambassadeur du Vietnam en France Nguyen Ngoc Son a fait part de son émotion devant les sentiments des amis français accordés au peuple vietnamien. Il a souhaité qu'ils continuent d’apporter leurs aides et leur soutien au peuple vietnamien dans l’œuvre d’édification du pays et de cicatrisation des blessures de la guerre. 

Dans le bâtiment où se déroul​aient ​les activités de la "Journée Vietnam", il y avait beaucoup de panneaux, d’affiches et de photos sur le processus de construction du Village de l’Amitié Van Canh. Les organisateurs ont mis en vente des livres sur le Vietnam, des objets artisanaux pour récolter de l’argent afin de leur permettre de réaliser leurs projets en faveur des victimes. -VNA