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Jakarta (VNA) - Après des semaines ​d'incendies de forêts, le nombre de « points chauds » en Indonésie a connu une baisse notable ces derniers jours, a annoncé l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB).

Les données fournies par les satellites Terra et Aqua le 1er novembre montrent qu’il reste 402 « points chauds », au lieu des plus de 2.200 lors de la semaine dernière. La qualité de l’air sur les îles indonésiennes de Kalimantan et Sumatra s'est améliorée, ainsi que la vision atmosphérique.

Cette situation résulte des pluies, outre l'épandage de 285 tonnes d'eau salée dans le cadre des efforts de l’Indonésie ​pour éteindre les incendies sur ces deux îles, a indiqué le porte-parole du BNPB, M. Sutopo Purwo Nugroho.   

Selon l'Agence de météorologie, de climatologie et de géophysique d'Indonésie (BMKG), l’intensité de la pluie n’a pas cessé ​de croître entre le 26 et le 31 octobre sur les îles de Kalimantan et Sumatra, et elle devrait augmenter dans les prochains jours. Le mois dernier, l’Indonésie a construit des réseaux ​d'adduction d’eau de la rivière Kahiyang aux zones de tourbières afin ​lutter contre les incendies. Selon les prévisions, ce modèle devrait être ​généralisé dans toutes les zones à risque de l’ensemble du pays.

Auparavant, le président indonésien Joko Widodo a écourté son voyage officiel aux États-Unis pour revenir au pays et s’occuper de la crise des incendies.

Ces ​feux qui ont débuté il y a des mois dans les provinces indonésiennes de Sumatra et Kalimantan - où la culture de palmiers à huile se développe fortement - provoquent un brouillard nocif qui s'étend aux pays voisins et ​cause des infections respiratoires à des dizaines de milliers de personnes, entraîne des fermetures temporaires d'écoles. En outre, le secteur aérien de ce pays a subi des pertes importantes à cause de ce phénomène. Des centain​s de vols ont étés annulés et retardés. Il y a eu quelques moments, 16 aéroports sur les îles Sumatra et Kalimantan sont fermés leurs portes ou ont suspendu leurs activités.

Ces résultent des cultures sur brûlis pratiquées en Indonésie, une technique primitive et surtout illégale, utilisée pour défricher et fertiliser des sols pour la plantation, en l'occurrence, de palmiers à huile et autres plantes pour la fabrication de pâte à papier. Le phénomène se répète chaque année en saison sèche depuis 20 ans, mais leur intensité est particulièrement vive cette année en raison du phénomène El Nino. –VNA