Les districts de Van Lâm, Yên My, Van Giang, Khoai Châu, Kim Dông et Tiên Lu sont spécialisés dans la culture de longanes, litchis, oranges Canh... (Source: VNA)

La province de Hung Yên (Nord) envisage d’intensifier le développement des fermes dans le cadre de la restructuration de son économie agricole.

Selon le Département provincial du développement rural, Hung Yên a recensé 650 fermes représentant une superficie totale de 537 ha et réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 1.600 milliards de dôngs.

L’économie fermière a affirmé les atouts de Hung Yên en termes de potentiels fonciers et de main-d’œuvre, et joué un rôle décisif dans la restructuration de l’agriculture provinciale comme dans la création d’une nouvelle physionomie de ses zones rurales.

La province de Hung Yên encourage les fermes d’une superficie de 0,5 ha au moins pour l’élevage de 1.000 volailles et plus, ou bien de 100 cochons, qui permettent un bénéfice annuel de 40 millions de dôngs. Les autorités locales accordent une priorité au développement de fermes dans les terres en friches pour le maraîchage, l’aquaculture et l’élevage de volailles.

À présent, le modèle de ferme agricole est largement adopté dans les districts de Van Lâm, Yên My, Van Giang, Khoai Châu, Kim Dông et Tiên Lu. Ces régions sont spécialisées dans la culture de longanes, litchis, oranges Canh, ou l’élevage de porcs à viande, de vaches laitières ou à viande...

Économie fermière en vogue

Dans les districts des terres basses comme An Thi et Phù Cu, les cultivateurs privilégient crevetticulture et pisciculture. Dans les districts suburbains, l’accent est mis sur la production agricole qui ne nécessite pas de grandes superficies de terre : bonsaïs, services agricoles et transformation agroalimentaire.

Les autorités de la province recommandent aux agriculteurs de développer leur modèle d’économie fermière en exploitant mieux les caractéristiques de leur foncier, ainsi que leurs capacités financières et en main-d’œuvre. La province organise souvent des formations gratuites en gestion et en techniques culturales ou d’élevage au profit des chefs d’exploitation.

Elle prend aussi des mesures fiscales préférentielles pour soutenir ces exploitations. Finalement, ce modèle d’économie fermière a contribué à une utilisation efficace du foncier au service d’une production agricole et aquicole économiquement viable avec des produits de qualité et de compétitivité élevées.

L’économie fermière a également permis d’accélérer la création de zones spécialisées dans la fruiticulture, les plantes ornementales, les cultures maraîchères et l’élevage bovin, permettant d’exploiter de manière optimale les atouts comme les ressources humaines locales.

Actuellement, chacune de ces fermes réalise des bénéfices annuels de 100 à 200 millions de dôngs, et crée 1.600 emplois permanents par an. Certaines fermes atteignent un profit de 3 à 5 milliards de dôngs par an. -CVN/VNA