Conférence préliminaire sur la gestion de l'ordre public lors de ces cinq premiers mois dans le 1er arrondissement d’Hô Chi Minh-Ville, le 14 juin. Photo : CVN
 

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - ​Une conférence préliminaire sur la gestion de l'ordre des espaces publics lors de ces cinq premiers mois dans le 1er arrondissement d’Hô Chi Minh-Ville a eu lieu le 14 juin.

De​puis janvier, les autorités du 1er arrondissement et des 10 districts de ce dernier ont dressé des procès-verbaux et sanctionné 7.005 infractions pour 3,2 milliards de dôngs d’amendes, a déclaré Trân Thê Thuân, président du Comité populaire du 1er arrondissement d’Hô Chi Minh-Ville.

Les forces de l’ordre continuent de patrouiller, de surveiller et sanctionner les commerces familiaux et les magasins qui occupent l’espace public que sont les trottoirs, empêchant la circulation des piétons et enlaidissant la ville. À présent, 116 des 134 voies du 1er arrondissement sont libérées, soit 86%.

Cependant, les trottoirs de plusieurs rues telles ceux de Hoàng Sa, Bà Lê Chân, Nguyên Dinh Chiêu et de Phùng Khac Khoan, outre le carrefour Dinh Tiên Hoàng, sont envahis. Les vendeurs ambulants, les restaurants et débits de boissons à l’air libre profitent de la moindre absence des forces de l’ordre pour se réinstaller sur le trottoir. En outre, il y a tous les cas de stationnement illégaux de véhicules, sans parler des deux roues qui circulent sur les trottoirs ou en sens inverse.

Les vendeurs ambulants gagnent bien

Les vendeurs ambulants envahissent les trottoirs dans la rue de Bà Lê Chân, 1er arrondissement. Photo : CVN


En 5 à 6 heures sur les trottoirs, les vendeurs ambulants de pain, de jus de canne à sucre, de fruits, etc… peuvent gagner de 9 à 15 millions de dôngs, a signalé Luu Lê Bich Phuong, présidente du Comité populaire du district de Thai Binh. C’est pourquoi la plupart d’entre eux ne veulent pas changer de méthode.

Ainsi, dans la rue Hai Bà Trung, district de Tân Dinh, Châu Thi Phuong, vendeuse de nouilles croustillantes aux légumes et au bœuf de 05h00 à 10h00 du matin, déclare : «Chaque jour, je gagne de 300.000 à 500.000 dôngs. Après le travail, j’ai du temps pour me reposer ».

Après la rentrée de la zone franche de Tân Thuân, Nguyên Van Chi vend des œufs couvés pour améliorer ses revenus confie : “ Chaque soir, de 18h00 à 23h00, je peux faire un bénéfice de 200.000 dôngs. Cela me permet de payer le loyer et mes frais de subsistance ”.

Des politiques réalistes

Les autorités du 1er arrondissement ont lancé plusieurs plans pour réorganiser les rues et créer des endroits spécifiques pour les commerces de rue de gens en difficulté. L’arrondissement offrira des stands pour la restauration dans la rue Nguyên Van Chiêm et le parc Bach Tùng Diêp pour les foyers en difficulté.

Par ailleurs, plusieurs personnes ont été proposés un métier dans un restaurant ou ont bénéficié d’une machines à coudre, ou encore ont suivi une formation professionnelle. Cependant, ces solutions ne sont pas satisfaisantes pour les gens. «Le plus important, c’est que les autorités déterminent l’endroit où ils peuvent travailler, et quel salaire ils peuvent toucher », a précisé Luu Lê Bich Phuong.

«Le 1er arrondissement doit trouver des solutions réalistes, partager les difficultés des gens qui vivent sur les trottoirs, les aident à trouver un travail durable ou à commercer dans un endroit autorisé. Il faudrait recueillir les avis de la population en vue de prendre des mesures plus efficaces», a précisé Nguyên Thành Phong, président du Comité populaire d’Hô Chi Minh-Ville.-CVN/VNA