Les exportations de bois et produits dérivés ont le vent en poupe. Photo: VNA
Hanoi (VNA) - Durant les neuf premiers mois de 2016, le Vietnam a exporté pour 5 milliards de dollars de bois et ses dérivés, contre 1,7 milliard de dollars de pétrole brut, un produit d’export stratégique du Vietnam depuis de nombreuses années.

Dans la liste des produits d’exportation majeurs du Vietnam de ces neuf premiers mois de l’année publiée par le Département général des Douanes, le bois et les produits aquatiques sont ceux qui atteignent la barre des 5 milliards de dollars, contre 1,7 milliard de dollars de brut. En septembre, les exportations de bois ont dégagé 577 millions de dollars, contre 200 millions de dollars pour le pétrole brut.

Une croissance annuelle de 15% à 20% De janvier à septembre 2016, le chiffre d’affaires à l’export de ce produit a été plus élevé que celui du pétrole brut, avec plus de 3,3 milliards de dollars. En général, chaque mois, les exportations de bois ont été supérieures de 350 millions de dollars à celles de brut. Encore une fois, le chiffre d’affaires à l’exportation de bois et d’ameublement va dépasser celui à l’exportation du pétrole brut depuis 2015. L’an dernier, l’exportation du pétrole brut a atteint 2,8 milliards de dollars contre 6,8 milliards de dollars pour le bois et ses dérivés. Dans le passé, sur la période 2010-2014, l’export de bois ne dépassait jamais celui du brut. Par exemple, en 2014, le bois avait dégagé 6,2 milliards de dollars contre 7,2 milliards de dollars pour le brut.

Selon Nguyên Tôn Quyên, vice-président, secrétaire général de l’Association des producteurs de bois et des produits sylvicoles du Vietnam, ces derniers années, ce secteur a connu une croissance annuelle de 15% à 20%.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les cinq marchés principaux pour l’exportation de bois du Vietnam ont été les États-Unis, le Japon, la Chine, la République de Corée et le Royaume-Uni. Depuis le début de l’année, les États-Unis sont demeurés en tête des marchés avec 1,75 milliard de dollars. Viennent ensuite le Japon avec 644 millions de dollars, la Chine, avec 637 millions, la République de Corée, avec 376 millions et enfin le Royaume-Uni avec 231 millions. Une forte croissance en montant par rapport à la même période de l’an dernier a été notée sur la majorité des marchés importateurs.

Les meubles vietnamiens dans 120 pays et territoires

D’après un représentant de l’Association nationale du bois et des produits sylvicoles (Vifores), actuellement, les meubles en bois du Vietnam sont de plus en plus prisés sur le marché américain pour leur qualité, et le fait que les entreprises vietnamiennes respectent la loi Lacey (loi interdisant le commerce de bois illégal). «La partie américaine a besoin d’importer environ 30 milliards de dollars de bois et d’ameublement par an, alors que les exportations nationales de ces produits sur ce marché n’ont atteint que 2,65 milliards de dollars en 2015. Clairement, les opportunités sont immenses», a-t-il ajouté.

Cependant, ces derniers temps, un grand nombre d’investisseurs de Chine, de Hongkong (Chine) et de Taïwan (Chine) ont délocalisé au Vietnam leurs usines de production et de transformation d’ameublement en vue de profiter au maximum des avantages du Partenariat transpacifique (TPP). Cette délocalisation générera inévi-tablement une rude concurrence pour les entreprises domestiques. À quoi s’ajoutent les risques de procès anti-dumping aux États-Unis, au Japon et en Union européenne, du fait de la forte augmentation des exportations vietnamiennes de meubles à bas coût.

Les meubles vietnamiens sont commercialisés dans 120 pays et territoires, dont les États-Unis qui sont le premier importateur avec 38,3% du total. Selon les prévisions, la production de bois en 2016 vise un chiffre d’affaires à l’export de 7,2-7,6 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 10%. Quant à 2017, l’objectif, ambitieux, est de 8 milliards de dollars, objectif qui a été fixé en raison d’importants besoins dans le monde, estimés à 240 milliards de dollars, dont 30 milliards de dollars pour les États-Unis, et 85 milliards pour l’Union européenne. -CVN/VNA