Singapour (VNA) - Dans le cadre du 16e Dialogue de Shangri-La à Singapour, les ministres de la Défense du Japon, de l'Australie et le secrétaire d’État américain à la Défense ont prononcé des discours exprimant les points de vue de leur pays devant les questions de sécurité de la région.

Le secrétaire d’État américain à la Défense, James Mattis. Photo: EPA/TTXVN

Le secrétaire d’État américain à la Défense, James Mattis, a souligné l'engagement des États-Unis de respecter et de maintenir l'ordre international sur la base du droit international et de la garantie les intérêts légaux entre les nations.

En ce qui concerne la question de la Mer Orientale (mer de Chine méridionale), James Mattis a indiqué que Washington n'acceptait pas la militarisation et l'occupation illégale par la Chine des îles semi-artificielles dans cette zone. Les États-Unis ont déclaré leur volonté de protéger la liberté de la navigation maritime et aérienne dans cette zone maritime. Tout acte visant à changer le statu quo en Mer Orientale va à l'encontre du droit international.

Selon la ministre japonaise de la Défense Tomomi Inada, la sentence arbitrale dans la procédure engagée par les Philippines contre la Chine concernant les revendications de cette dernière doit avoir une valeur juridique et des liens avec les parties concernées.

A propos de la question de la République populaire démocratique de Corée, les responsables américain, japonais et australien ont partagé le même point de vue selon lequel ses programmes nucléaire et de missiles sont une menace pour les pays de la région. Ils ont appelé la Chine à mener des act​ions plus fortes pour obliger ce pays à mettre fin à ses programmes et respecter la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Estimant le rôle de l'ASEAN, ils ont convenu que l'association jouait un rôle important dans la structure de sécurité de la région comme dans la protection du droit. Ils se sont engagés à coopérer étroitement avec ce bloc dans ce processus.

Ils ont également souligné la menace que constitue l’État islamique (EI) en Asie du Sud-Est et la nécessité de coopérer pour lutter contre lui. Les États-Unis ont affirmé maintenir leur rôle directeur dans l'alliance contre l'EI aux Philippines, leur coordination avec la Malaisie et l'Indonésie dans le partage d'information sur le terrorisme.

Les responsables américain, japonais et australien ont insisté enfin sur le règlement des défis de sécurité de la région par la voie diplomatique, politique, ce dans le respect du droit international. -VNA