Hanoi, 26 janvier (VNA) – Le Vietnam préconise de développer vigoureusement les sciences et technologies, et d’en faire vraiment une politique nationale de premier rang, apprend-on du projet de documents soumis au XIIe Congrès du Parti communiste du Vietnam (PCV) en cours à Hanoi.

Les sciences et technologies devraient être le plus import​ant moteur pour développer les forces de production modernes et l’économie du savoir ; élever la productivité, la qualité, l’efficience et la compétitivité de l’économie nationale ; protéger l’environnement ; garantir la défense et la sécurité nationale, selon le projet de documents.

En 2015, le technopole de Hô Chi Minh-Ville (Sud) a attiré 28 projets, cumulant plus de 1,5 milliard de dollars, soit 3,7 fois de plus que l’objectif prévu. Photo: VNA

"Quoiqu’il continue d’affirmer que les sciences et technologies sont une politique nationale de premier rang, ce projet de documents a mis en relief deux aspects par rapport à avant", a observé le directeur du Service des sciences et des technologies de Hô Chi Minh-Ville, Nguyên Viêt Dung.

"Primo, investir dans le développement et l’application des sciences et technologies doit précéder d’un pas toutes les activités des secteurs, des échelons", a-t-il précisé.

"Secundo, concentrer toutes les ressources, non seulement publiques, mais il faudrait mettre en place des mécanismes et politiques susceptibles d’encourager la société à investir pour développer les sciences et technologies", a-t-il poursuivi.

La Stratégie 2011-2020 de développement des sciences et technologies fixe comme objectif qu’en 2020, ce secteur devrait contribuer de manière significative à la croissance et à la restructuration économique, avec 45% du PIB lié directement aux produits de hautes technologies.

En 2020, les investissements dans les sciences et technologies devraient représenter environ 2% du PIB national, dont 3/4 provenant des entreprises et 1/4 de l’État. Depuis 2000, les dépenses pour les sciences et technologies représentent 2% du budget de l’État, soit l’équivalent de 0,5% du PIB.

Selon Nguyên Viêt Dung, de concert avec la rénovation, la synchronisation des mécanismes et politiques sur les sciences et technologies, la nouveauté de ce mandat réside aussi dans la création des modèles avancés d’organisations scientifico-technologiques et des mécanismes spécifiques, et la promotion des activités de coopération internationale dans les sciences et technologies.

Le Vietnam encourage l'application des hautes technologies dans l’agriculture. Photo: VNA

Les sciences et technologies sont les pivots du développement du pays et ont contribué considérablement aux réalisations obtenues après la guerre et dans le processus de rénovation.

En effet, le Vietnam a connu en 30 ans une croissance spectaculaire du PIB, de l’ordre de 7-8% en moyenne annuelle. Autrefois pays pauvre qui devait importer des vivres, le pays est devenu, grâce aux progrès technoscientifiques appliqués dans la production agricole, un des plus grands exportateurs mondiaux de riz.

Le pays a appliqué un modèle de croissance basé sur l’exploitation des ressources naturelles et d’une main-d’oeuvre bon marché. Ce modèle s’avère inadéquat désormais, et le temps est venu d’en changer pour faire du Vietnam un pays moderne et industrialisé en 2020.

"Il faut opter pour un nouveau modèle de croissance, restructurer l’économie nationale, accélérer l’industrialisation et la modernisation tout en développant une économie de marché à orientation socialiste", a déclaré le secrétaire général Nguyên Phu Trong dans le rapport du Comité central du PCV du XI mandat.

"Pour y parvenir, il faut bien sûr veiller à la qualité de notre croissance et à notre compétitivité nationale, mais aussi réaliser nos trois percées stratégiques, dont la plus importante consiste à perfectionner l’économie de marché à orientation socialiste", a-t-il indiqué en ouverture du XIIe Congrès.

Le prochain modèle reposera sur les ressources humaines qualifiées et les savoir-faire, notamment pour le secteur manufacturier qui est l’un des fleurons de l’économie nationale. Cette démarche rejoint et s’inscrit dans l’institution d’une économie de marché à orientation socialiste qui doit être accélérée en tant que source de croissance. – VNA