mardi 19 septembre 2017 - 18:48:54

Des pistes pour un essor durable du secteur de la vannerie

Imprimer

En 2013, le secteur de la vannerie a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de près de 225 millions de dollars. Parmi ses 120 débouchés, le plus important est celui des Etats-Unis qui représente 19 % de ses exportations, devant le Japon (17%).

Cela dit, le chiffre d’affaires à l’export de ce secteur ne représente que moins de 3 % des parts du marché mondial.

Selon M. Luu Duy Dân, président de l’Association des villages des métiers traditionnels du Vietnam, le pays compte actuellement près de 713 villages de métiers de la vannerie totalisant 350.000 travailleurs. Ces 4 dernières années, de nombreux villages très connus tels Phu Nghia, Chang Son, Phu Tuc, Vat, Chuông… ont dû faire face à de grands problèmes, notamment de manque de matières premières et de financement.

Aujourd’hui, 80 % des ateliers ne peuvent pas renouveler leur chaîne de production et développer leur activité du fait du manque de capitaux. Cela a une incidence sur la productivité comme sur la qualité des produits, diminuant leur compétitivité sur le marché domestique comme étrangers.

"Actuellement, le pays compte 1,4 million d’hectares de bambou, pour l’essentiel dans des localités comme Thanh Hoa, Lâm Dông, Kon Tum, Nghê An, Tuyên Quang, Binh Phuoc, Dak Nông, Lai Châu, Son La et Yên Bai. Chaque année, le Vietnam a besoin de 400 à 500 millions de bambous pour les besoins domestiques comme de l’export", a expliqué M. Nguyên Trong Thua, chef du Département de transformation et de commerce des produits sylvicoles, agricoles et aquacoles.

Toujours selon lui, au Vietnam, la superficie de rotin est estimée à 382.000 ha, majoritairement dans le Centre du pays. La production nationale n’est que de 36.510 tonnes par an alors que les besoins réels sont aujourd’hui de 70.000 tonnes, ce qui contraint à importer plus de 33.000 tonnes chaque année.

Le rotin et le bambou sont des plantes au rythme de croissance très rapide. En effet, on peut les récolter seulement 3 à 4 ans après leur plantation avec un rendement élevé de 4 à 12 tonnes/ha. En outre, l’emploi du bambou transformé en remplacement du bois dans la fabrication d’objets et d’articles de décoration intérieure est de plus en plus préféré et prisé du fait que le prix des produits en bambou et en rotin est inférieur à leur équivalent en bois pour une qualité similaire.

Actuellement, si le marché mondial de la décoration intérieure représente 100 milliards de dollars par an, les articles et objets en bambou ne représentent que 3 % de ce montant. C’est pourquoi les entreprises vietnamiennes devraient accorder une priorité à ce segment pour atteindre de 8 à 10 % de parts de ce marché. Si cet objectif est atteint, le secteur vietnamien de la vannerie pourrait bien franchir prochainement la barre du milliard de dollars d’exportations. -VNA
Vos commentaires sur cet article ...
Autres