Tokyo (VNA) – Les onze pays restant après le retrait américain de l’accord de partenariat transpacifique (TPP) doivent se réunir à partir de mercredi 12 juillet dans le bourg de Hakone, à l’ouest de Tokyo, au Japon, pour tenter d’aller de l’avant pour mettre en œuvre ce traité.
 
Cecilia Malmstrom, commissaire européenne au commerce, et Fumio Kishida, ministre japonais des Affaires étrangères, avant une réunion de négociation de l’accord de libre-échange Japon-UE, le 30 juin, à Tokyo. Photo : AFP

Les onze signataires (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam) espèrent des avancées sur le pacte, dit TPP 11 ou TPP 12-1, avant le Sommet de l’APEC en novembre prochain à Dà Nang, au Vietnam

Cette réunion de trois jours se tient après que le Japon et l’Union européenne sont parvenus la semaine dernière, juste avant le G20 de Hambourg (Allemagne), à un «accord de principe» sur un traité commercial après quatre ans de négociations.

Bruxelles et Tokyo ont voulu mettre en avant ce futur Jefta (Japan-EU Free Trade Agreement, accord de libre-échange entre le Japon et l’UE) pour envoyer ensemble un signal fort au monde en faveur d’un commerce ouvert et équitable.

Ce traité, tout comme le TPP, fait partie de ces accords dits de nouvelle génération, mixant des abaissements très conséquents de droits de douane et des reconnaissances mutuelles de standards et/ou de processus de fabrication communs.

Le TPP a été formellement ratifié par le Japon et la Nouvelle-Zélande. Pour entrer en vigueur, le traité, qui prévoit la suppression des droits de douane sur de très nombreux produits, doit être ratifié par au moins six pays représentant 85% du produit intérieur brut (PIB) des Etats signataires.

Négocié sous la présidence de Barack Obama, qui avait fait de la région Asie-Pacifique une de ses priorités géostratégiques et économiques, le TPP avait été conclu en 2015 après d’âpres négociations par 12 pays représentant 40 % de l’économie mondiale.

Mais Donald Trump a retiré les États-Unis du TPP à son arrivée à la Maison-Blanche en janvier dernier, dans le cadre de ses politiques protectionnistes visant à sauver des emplois américains menacés selon lui par le libre-échange. – VNA