Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Les enfants sans domicile fixe à Hô Chi Minh-Ville peuvent participer à des séances de sport encadrées par les entraîneurs étrangers. Et ce, dans le cadre des activités organisées par l’organisation caritative Poussières de vie.

Il n’y a pas d’âge pour suer sur le terrain ! Photo : HD/CVN
Créée en 2002 par les Français Patrick Désir et Oliver Petiot, Poussières de vie est une organisation caritative qui vise à aider et à transmettre aux enfants sans domicile fixe (SDF) des savoir-faire importants à travers des ateliers d’éducation, d’informatique et de sport, à Hô Chi Minh-Ville et dans la province de Kon Tum (hauts plateaux du Centre). Outre les bénévoles locaux, de nombreux étrangers participent à l’encadrement.

«Depuis sa création, notre organisation a aidé des milliers d’enfants SDF, informe Trân Thi Tô Quyên, membre de Poussières de vie depuis plus de dix ans. Ces dernières années, nous avons renforcé les activités sportives, avec le soutien des responsables du Centre de l’éducation physique et des sports de Phu Tho».

Une classe inédite à Hô Chi Minh-Ville

La classe de sport se tient tous les matins du lundi au vendredi, au Centre de l’éducation physique et des sports de Phu Tho (au 2, rue Lê Dai Hành, 11e  arrondissement de Hô Chi Minh-Ville), avec la participation d’une trentaine d’enfants. Au programme : football, volley-ball, natation ou taekwondo, mais aussi rugby, un sport peu connu dans le pays.

Theo Castrogiovanni, Lucie Bayle et Noemie Guillet sont trois volontaires français. Après leur sortie de l’université, ces jeunes âgés de 24 ans ont décidé de venir au Vietnam pour participer à des activités humanitaires. Avec Poussières de vie, ils s’engagent dans plusieurs activités, dont l’enseignement de l’anglais, du français et du sport aux enfants.

L’équipe au complet à Kon Tum (Hauts Plateaux du Centre). Photo : CTV/CVN
«En France, nous avons appris à pratiquer de nombreux sports à l’école. À mon avis, le plus important est que les enfants prennent du plaisir», souligne Theo Castrogiovanni.

Les enfants sont de différentes tranches d’âges. Certains viennent à l’entraînement par passion, d’autres par jeu et d’autres simplement pour entretenir leur santé. Ils sont disciplinés, et les rares paresseux qui ne suivent pas les instructions sont gentiment punis en faisant des pompes. L’encadrement est sympathique et la joie se lit sur le visage de tous les enfants.

Pour vaincre la barrière de la langue, plusieurs volontaires vietnamiens jouent le rôle d’interprète. Nguyên Van Hiêu, 19 ans, qui a grandi au sein de Poussières de vie, est de retour pour aider ses «petits frères». Il est d’ailleurs assistant dans les classes de ces trois bénévoles français.

«Les volontaires sont dévoués, accessibles et ouverts. Ils ont de la tendresse pour les enfants. Ils leur apprennent non seulement la pratique des sports, mais transmettent aussi des expériences de vie intéressantes», remarque Nguyên Van Hiêu. Et d’ajouter : «Dès l’arrivée des jeunes volontaires, tous les enfants étaient ravis».

Au-delà d’un bon CV pour les membres

Comme beaucoup d’autres jeunes français, Theo, Lucie et Noemie consacrent leur première année après leur sortie de l’université à une aventure aux quatre coins du monde ou à des activités communautaires.

«Les jeunes français âgés de 18 à 25 ans se lancent souvent pendant un an dans des activités humanitaires. Cela enrichit leur CV et les aide par la suite dans leur recherche d’emploi», dévoile Noemie.

Cependant, il ne s’agit pas de son unique objectif en arrivant au Vietnam. «Pour moi, le CV n’est pas important. Ce que je veux, c’est la découverte, des expériences nouvelles et faire des choses utiles à la communauté dans un lieu très loin de la France», souligne-t-elle.

Situation identique pour Theo. Pour préparer son aventure au Vietnam, il a travaillé dans un supermarché pendant quelques mois. Avant de venir à Hô Chi Minh-Ville, il a passé six mois au bureau de Poussières de vie dans la province de Kon Tum. Tandis que Noemie et Lucie vivent à Hô Chi Minh-Ville depuis plus de six mois. Ils sont devenus amis et partagent la même préoccupation : contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants SDF.

«Je suis très heureuse d’aider les enfants vietnamiens. Ils sont innocents et insouciants. Ils nous écoutent, malgré la barrière linguistique. Cela restera pour moi un très bon souvenir avant d’entrer dans la vie active», se réjouit Lucie. – CVN/VNA