Son La (VNA) - Les chutes d’eau de Nàng, encore appelées Dai Yem, se trouvent dans le village de Vat, sur le haut plateau de Môc Châu. Leur beauté est comparable  à celle d’une jeune fille en fleurs..

D’une hauteur d’une centaine de mètres, les chutes de Dai Yem prennent leur source de deux rivières, le Bo Co Lam et le Bo Ta Chau, toutes deux provenant  d’une grotte pluriséculaire située dans le village Vat, fief des Thaï depuis des siècles.

Avant de terminer son voyage en ces merveilleuses chutes d’eau, l’eau s’est infiltrée dans la montagne calcaire pendant 5 km et a longé la frontière avec le Laos.

« Les Thaï appellent ces chutes d’eau « Ta Let », qui signifie « glissant » en français. Mais son nom le plus connu est sans doute « dai yem » dont l’origine remonte à une belle légende. Une jeune fille a sauvé un jeune homme qui allait se noyer en lui lançant une lanière de son couvre-sein, littéralement « dai yem » en vietnamien. » dit Pham Minh Chien, guide de l’agence de tourisme Khanh Sinh.

Les chutes d’eau de  Dai Yem sont constituées de deux rivières éloignées l’une de l’autre d’environ 50 mètres. Le panorama en contrebas est époustouflant de beauté. La prairie est luxuriante, les arbres séculaires sont entourés de parois rocheuses, un tableau naturel et plein de charme.

La saison des hautes eaux a lieu en avril et en octobre. Durant cette période, les vapeurs d’eau sont denses et créent des arcs en ciel et une vue fantastique.

« Si pendant la saison des pluies, le débit est très abondant, les chutes se résument à de maigres filets d’eau lors de la saison sèche. Chaque saison a une beauté particulière et il est difficile de dire laquelle est la plus belle : la fougue du courant ou la douceur d’un fil d’eau qui murmure. » dit Vu Thành Công, un photographe hanoïen.

Les adeptes des sensations fortes adorent les nuages de vapeur d’eau qui s’en échappent et le rugissement du violent cours d’eau. De près, c’est une véritable expérience sensorielle qui les attend : ils seront enveloppés dans le brouillard d’eau, balayés par le souffle ascendant de l’air, et assourdis par le fracas des masses d’eau s’écrasant en contrebas !

Le photographe Vu Thành Công : « Je préfère la saison sèche parce que la luminosité est bien meilleure. Il est beaucoup plus facile de couvrir la beauté sublime des chutes d’eau sans le  brouillard d’eau, souvent très dense en saison de pluies. »

La beauté du site est tout simplement à couper le souffle et son spectacle magnifique à chaque fois renouvelé. Vous voulez être ébloui ? Les chutes de Dai Yem vous attendent. – VOV/VNA